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La danse d’Alias épouse la classe mondiale

"Mister Winter", un spectacle physique, direct et clair. Keystone

Alias, c´est le prix d´auteur chorégraphique parisien de Seine-St-Denis 2000. C´est aussi un nouveau spectacle, «Mr Winter», les 5 et 6 septembre à Berne. Après une première mondiale à Zurich. Et une fugue européenne, mardi et mercredi, à Bruxelles.

Comment peut-on commercialiser trente-trois petits Jésus et trente-six vierges Marie? Telle est la trame de la nouvelle création d’Alias: «Mister Winter». Qui, de par son titre, rappelle ce qu’est devenu un Noël au Brésil ou en Suisse.

«Moi, je n’aime pas le danseur, mais les gens qui dansent, lance le chorégraphe d’Alias, Guilherme Botelho. Lorsque les spectateurs viennent me dire après une représentation qu’ils ont eu l’impression de se retrouver sur scène, cela signifie que j’ai réussi à communiquer avec le public».

En effet, l’univers de Botelho est tout sauf une introspection hermétique. La danse d’Alias est physique, directe et claire. «La danseuse se jette à corps perdu dans le mouvement pour capter l’émotion vraie, souligne Señor Botelho. Les corps deviennent ce qu’ils font».

Voici sept ans, cet ancien danseur brésilien du Ballet du Grand Théâtre de Genève, 38 ans, s’improvise chorégraphe, crée sa propre compagnie et surprend le monde de la danse contemporaine.

Avec Alias, la pluie était tombée jusque sur scène, en 1995. Comme peut-être jamais dans la danse contemporaine suisse, la magie avait opéré. On s’en souvient comme si c’était hier de cette danseuse qui tentait de contrôler sa vie pour échapper à la folie d’un robinet qui ne cessait de couler dans sa chambre verte de jungle.

Après treize créations, à chaque fois récompensées, Alias a illuminé ce printemps de la danse, en dominant les sélections de la plate-forme suisse à Lucerne et en triomphant à Paris avec le Prix d’auteur du Conseil général de Seine St-Denis.

Il est rare qu’une compagnie helvétique fasse l’objet d’un tel engouement. A tel point que le week-end dernier, dans les coulisses de l’actuel festival bernois, le nom d’ «Alias» circulait déjà sur les lèvres du public comme des professionnels.

C’est que la compagnie genevoise est déjà venue à trois reprises à Berne. Et comme partout en Suisse et à l’étranger, chacun se souvient de «Moving a perhaps». Mais comme dirait Mr. Botelho, «nous avons beaucoup travaillé depuis». C’est dire si Alias vaudra le détour en la capitale.

Emmanuel Manzi

-Alias à Bruxelles, chapelle des Brigittines, festival Bellone-Brigittines, 29 et 30 août.
-Alias aux 14èmes Berner Tanztage, 5 et 6 septembre, à la Turbinensaal de la Dampfzentrale.


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