Le rire, de François Silvant à Michel Boujenah en passant par Adolf Ogi
Le 12e Festival Morges-sous-Rire, ce sera du 20 au 25 juin. Mais il est possible de s'échauffer les zygomatiques au Théâtre de Beausobre dès ce week-end.
Eh oui, à trop rire d’un coup, comme ça, brutalement, on risque la crampe. C’est donc au titre de «prégala» que François Silvant jouera sa «Fête de la vigneronne», samedi et dimanche soir à Morges.
Autrement dit, le retour «live» de Madame Pahud, obsédée par un rêve: danser une dernière fois sur la Place du Marché de Vevey, dans le cadre de la grande fête que l’on sait. Une fête qui est décidément très inspiratrice, puisque le Théâtre Boulimie lui a également consacré un spectacle satirique.
Le Festival débutera réellement mardi, avec son désormais traditionnel «Salon du dessin de presse». Tout ce que la presse suisse possède comme croqueurs d’actualité, caricaturistes cruels et autres bouffeurs de politiciens y sera réuni. En présence de la cible n°1, l’homme public le plus exposé qui soit: le président de la Confédération. Et comme cette année il s’agit d’Adolf Ogi, l’humour – plus ou moins volontaire – est garanti.
Ensuite, les spectacles d’humour s’enchaîneront. Le Québécois Anthony Kavanagh ouvrira les feux avec un spectacle mis en scène par «l’Inconnu» Pascal Légitimus (20). L’aérien Jean-Marie Bigard lui succédera (21), puis l’humour musical prendra le relais, un genre qui tient particulièrement à coeur à Jean-Marc Desponds, patron du Théâtre de Beausobre.
Les remarquables instrumentistes du Quatuor assassineront donc Mozart (22), Chanson plus Bifluorée, Sarclo, Macadam Tap et Paul Tourenne (l’un des Frères Jacques) se paieront une soirée de gala intitulée «T’as une belle voix tu sais!» (23), la danse se joindra au rire et à la musique avec Chicos Mambo, additionnée d’encore quelques gouttes de Chanson Plus Bifluorée (24).
Enfin, Michel Boujenah attaquera la dernière soirée (25) en nous disant: «Qu’est-ce qu’il est beau mon fils!», la phrase qui ouvre son dernier spectacle intitulé «Mon monde avec moi». Le genre de moments où l’on ne sait plus très bien si les larmes sont dues au rire ou à l’émotion.
A noter que d’autres spectacles seront présentés chaque soir sous le «Chapiteau de Beausobre». En matière d’humour, aucune pénurie n’est donc à envisager pour la semaine prochaine.
Bernard Léchot
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