Place aux jeunes!
Samedi, la «journée de 25 heures» qu´offrait le 25e Paléo Festival de Nyon à son public était également consacrée aux enfants. Notamment avec le spectacle géant du Valaisan Jacky Lagger.
Pour les enfants, les choses ont commencé en début d’après-midi, avec un spectacle du désopilant «Quatuor», puis des «ateliers» consacrés au jazz, au cirque, au hip-hop, à l’Afrique, à l’Asie… A l’issue de ces moments didactico-ludiques, un goûter a même été servi au «Forum».
Et puis vers les 18 h 00 heures, Jacky Lagger, ses musiciens et 300 enfants, j’ai bien dit 300, ont déboulé sur la grande scène. Parmi eux, des choristes en nombre, des batteurs en quantité, des percussionnistes en pagaille, des guitaristes et des bassistes comme s’il en pleuvait. D’ailleurs il pleuvait.
«C’est mon bonheur d’artiste d’être un chanteur non pas pour les enfants, mais avec les enfants» explique l’ancien accompagnateur d’Henri Dès. Tous ces musiciens en herbe, du haut de leur petite taille, se sont retrouvés face à un public que n’aurait pas renié Jacques Martin: les papas, mamans, cousins, tontons, tatas, grands frères et grandes sœurs avaient manifestement fait le trajet de l’Asse.
Comment le musicien valaisan, queue de cheval rousse et moustache verte pour l’occasion, a-t-il pu mettre en place tout cela? «D’abord, on ne voulait pas que ce soit en place! On s’est rencontrés, avec des enfants, des collaborateurs du festival, puis d’autres familles, des enfants d’un peu partout… En réalité, on a fait un concert de huit personnes, mais en surmultipliant chaque instrument. 17 batteurs au lieu d’un!».
Spectacle joyeux même si, comme toujours, Jacky Lagger n’esquive pas les sujets graves, la maladie, la mort: «Dans un public, ce n’est pas nécessairement jour de fête pour tout le monde. Ce serait facile d’occulter et de promener encore et toujours ces silences. Et à mon avis, il n’y a que le silence qui est coupable… Je parle de tout, car on vit tout. Ce qui arrive aux autres peut nous arriver».
Après une telle ouverture, le jeune public de Paléo a encore pu se faire plaisir avec Buffo & Amoyal, des numéros de cirque, ou Pierre Perret, qui ratisse très large.
Quant aux grands enfants, après les concerts qui se sont échelonnés jusqu’à 3 h 00 du matin, ils ont pu tenir disco jusqu’à 7 h 00, heure du café, du croissant, des jambes fatiguées et de la casquette plombée.
Bernard Léchot
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