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Pour l’an 2000, Locarno revisite l’histoire du cinéma

19 longs métrages, provenant de quinze pays, se disputeront le Léopard d’or. Keystone

Le 53e Festival international du film de Locarno promet d'être enlevé. Dès mercredi, et pour dix jours. A elle seule, la rétrospective consacrée aux inédits soviétiques mérite le déplacement. Elle qui nous oblige à réécrire l'histoire du cinéma.

Le 53e Festival de Locarno s’ouvrira mercredi soir sur la Piazza Grande par un hommage à Giuseppe Buffi. Décédé le 20 juillet dernier, celui qui a assumé la présidence de la manifestation depuis septembre 1999 ne verra donc pas la première édition de son ère.

Si Locarno 2000 part battu par le sort, il a en revanche déjà convaincu les cinéphiles. D’abord par sa rétrospective consacrée aux films soviétiques inédits ou rares de 1926 à 1968. Entre ces deux dates, la production cinématographique au pays des soviets est paralysée par sa dépendance par rapport au pouvoir.

Art de la révolution ou création étouffée? Le festival s’interroge en donnant à voir les versions originales et remaniées des films soumis à la censure. «Pour l’an 2000, je voulais montrer que l’histoire du cinéma méritait d’être réécrite en permanence. Avec ce programme, c’est réussi», s’exclame Marco Müller.

A l’occasion de cette édition du millénaire, le directeur artistique n’a pas non plus craint de défrayer la chronique en programmant «Baise-moi»: le fameux film de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi qui a été interdit en France peu de temps après sa sortie.

«S’il a été retenu, c’est pour sa qualité de réalisme hard», s’est défendu Marco Müller, précisant qu’il était hors de question de montrer un film «pornographique». Le directeur du festival n’en est pas moins déçu par la controverse qui, selon lui, «risque d’étouffer les autres films en compétition».

Derrière un tel écran de fumée, le Valaisan Denis Rabaglia («Azzurro») ou l’Américain Michael Almereyda («Hamlet») devront en effet s’agiter pour attirer l’attention du jury. Au total, 19 longs métrages, provenant de quinze pays, se disputeront le Léopard d’or.

Même si le festival tessinois ne peut prétendre au prestige de Cannes ou de Berlin, il n’en échappe pas moins au «syndrome du vedettariat». Parmi les grands noms confirmés cette année à Locarno, le Hollandais Paul Verhoeven, qui sera intronisé Léopard d’honneur.

Et que ses fans se le disent: Bryan Singer, le réalisateur de «Usual Suspects», sera aussi de la partie, lui qui vient d’incendier le box-office cet été avec l’adaptation d’un comics, «X-Men». L’aventure de ses superhéros fera elle aussi l’ouverture du festival.

Claudine Chappuis

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