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Ramuz et Cie dans la hotte

(swissinfo.ch)

Les libraires ont fait de bonnes affaires durant les Fêtes. Avec un carton signé d'un écrivain «bien de chez nous»: C.-F. Ramuz, édité à La Pléiade.

Durant la période des étrennes, les marchands de littérature encaissent en moyenne un cinquième de leur chiffre d'affaires annuel.

«Un carton indéniable!», selon la Fnac à Genève. «Un succès absolument incroyable» chez Payot-Orell Füssli à Zurich. Avec son entrée dans la très cotée collection La Pléiade, C.-F. Ramuz met tout le monde d'accord.

Auteur romand s'il en, le Vaudois (1878-1947) et ses «Romans» sont l'un des plus gros succès de ces fêtes de fin d'année en librairie.

«Retardée de deux ou trois ans, cette parution était très attendue, indique la gérante de Payot Libraire à Lausanne. Avec aussi l'appareil critique et les recherches qui accompagnent les œuvres, entrer dans la Pléiade est toujours un événement.»

A travers la Suisse, les lecteurs francophones ont également réservé un très bel accueil à une autre écrivaine romande, vivante celle-là: Anne Cuneo.

Ressorti d'un vieux tiroir où il reposait depuis 1965, son ouvrage intitulé «Les corbeaux sont sur nos plaines» est passé par un travail apparenté à une «restauration», selon l'auteure éditée en Suisse.

«Anne Cuneo est un exemple d'endurance, explique-t-on chez Payot Zurich. Elle publie depuis longtemps et les lecteurs sont contents de la retrouver...»

Encore des Suisses

En retrait des premiers, plusieurs écrivains suisses de langue française se sont néanmoins retrouvés en bonne place sous le sapin: Janine Massard («Le jardin face à la France»), Corinne Desarzens («Poisson-Tambour»), Sylviane Chatelain («La part d'ombre»), Jean-Marc Lovay («Asile d'Azure» en poche)...

En littérature toujours, «le» gros succès de ce Noël est, aux dires des libraires, le Prix Goncourt 2005 («Trois jours chez ma mère», de François Weyergans).

«Le dernier Weyergans était attendu et le prix n'a fait qu'accentuer les choses», explique un responsable de la Fnac. Un Goncourt qui se vend bien, cela n'avait plus vraiment été le cas ces deux dernières années.

Autre réussite publique, guère surprenante, le dernier Eric-Emmanuel Schmitt («Ma vie avec Mozart»), auteur qui continue à toucher le lecteur. Les succès, aussi, de Paul Auster («Brooklyn follies»), Douglas Kennedy («Les charmes discrets de la vie conjugale»), Michel Houellebecq («La possibilité d'une île») ou encore de Marc Lévy («Vous revoir»).

Bouche à oreille

Nettement moins attendu et fruit d'un efficace bouche à oreille apparaît le joli coup, ce Noël, de l'ovni loufoque de Ben Schott intitulé «Les miscellanées de Mr Schott». Un livre qualifié par un lecteur de «demi couteau suisse» parce qu'il offre tout ce qui est nécessaire à la vie, à défaut de ce qui l'est à la mort.

En littérature jeunesse, deux noms émergent – sans discussions – de la hotte du Père Noël. Le dernier et indétrônable Harry Potter et, également dans la veine fantastique, «Les chroniques de Narnia», compilation des sept tomes de C. S. Lewis.

Juste avant les Fêtes, le monde de la BD s'est enrichi de sorties de poids et plusieurs figurent au palmarès des ventes. «Le chat a encore frappé» du Belge Geluck, d'abord et avant tout!

Les derniers Astérix («Le ciel lui tombe sur la tête») et Largo Winch («La loi du dollar») cartonnent aussi. Côté suisse, les libraires soulignent le très bon accueil réservé aux derniers Mix et Remix («Ça baigne!»), Zep («Petite poésie des saisons») et autre Cosey («Le bouddha d'azur»).

Tous à table!

Dans la déferlante des beaux livres parus pour les Fêtes, plusieurs tiennent le haut du pavé – «Louis Vuitton, l'inventeur du luxe», «Les fleurs du mal de Baudelaire illustrées par la peinture symboliste et décadente» ou encore «Botticelli».

Autre Suisse prophète en son pays, le photographe Olivier Fölmi («Origines» et «Hommage à l'Inde») continue à bien vendre, Noël après Noël.

Et malgré les risque d'indigestion, les livres de cuisines ont une nouvelle fois fait très fort cette année. Notamment les ouvrages consacrés au chocolat (ah! les valeurs sûres) ou la dernière parution du chef Philippe Guignard intitulée... «Fêtes-le vous mêmes». Pourquoi se faire prier?

swissinfo, Pierre-François Besson

En bref

- En 2005, les éditeurs suisses ont publié 10'128 livres. Presque 1000 de moins qu'en 2004. Romans et autres écrits littéraires ont tenu le haut du pavé, avec 1854 nouveautés.

- Ce fléchissement éditorial touche particulièrement le domaine des livres d'art, les ouvrages traitant de sujets militaires, du folklore, des sciences naturelles, d'agriculture ou de géographie.

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