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Le 14e Salon International du Livre et de la Presse de Genève a fermé ses portes dimanche soir. A son palmarès, un succès populaire de plus.
Ce sont un peu plus de 115 000 visiteurs qui ont déambulé dans la «ville» Palexpo, de la Rue Andersen à la rue Pouchkine en passant par Eluard ou Nietzsche. Ce n’est pas un record, mais c’est loin d’être un mauvais résultat. Et cela d’autant plus que, selon Pierre-Marcel Favre, le taux de satisfaction des exposants est énorme. La garantie, par conséquent, de les voir revenir
l’année prochaine.
A propos de l’édition 2001, c’est le Portugal qui remplacera l’Allemagne dans le rôle du pays hôte d’honneur. Pour ce qui est du canton, le patron hésite: tous les Romands ont déjà défilé, et l’idée d’inviter un canton suisse alémanique ne semble pas l’enthousiasmer. Une association peut-être… Le nom d’«Amnesty International» est avancé.
Le 14e Salon du Livre est terminé, et les conclusions, d’une année à l’autre, se ressemblent. Les grincheux déplorent qu’il y ait tant d’événements parallèles, qui n’ont rien à voir avec le livre. Favre objecte que 80 pour cent des stands sont dévolus à l’écrit. Le public, lui, se moque de ce débat, et vient en masse se faire plaisir.
Un public qui est d’ailleurs bien plus lucide qu’on ne pourrait parfois le penser. Yves Simon dédicace à tour de bras. Wolinski fait le plein. Pascal Brückner est aussi bien occupé. Et du côté d’Anne Cunéo ou de Jacques-Etienne Bovard, on ne chôme pas non plus. Par contre, le couturier Daniel Hechter, totalement désoeuvré, tire sur son cigare, d’innombrables exemplaires de sa biographie intitulée «Le boss» autour de lui. Et un peu plus loin, le chroniqueur mondain Stéphane Bern se donne une contenance en lisant distraitement un papier, en attendant qu’un chaland daigne s’arrêter vers lui. Lorsqu’on descend de son piédestal pour rencontrer le peuple, le choc peut être cruel…
«J’ai toujours pensé que la jeunesse, ce n’est pas une question d’apparence physique. C’est la capacité que l’on a à s’émerveiller et à être étonné. Et parfois à s’indigner. C’est être sans cesse en éveil», me disait samedi Yves Simon. Le Salon est peut-être un bon endroit pour mettre à l’épreuve sa propre jeunesse. Comme cette dame d’un âge vénérable, qui descendant du bus à l’arrêt Palexpo, arborait un sac en plastique sur lequel était écrit: «Baiser sauvage».
Bernard Léchot
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