«Tic-Tac», dit Denisart
L'ancien chanteur du groupe vaudois "Sakaryn" sort son premier album solo, intitulé "Tic-Tac". Une production soignée pour un disque qui joue sans honte la carte de la variété.
On se souvient de «Clara» ou de «Farniente», qui furent des tubes respectables à l’échelle suisse romande. Le groupe Sakaryn avait même été signé par un label français, Flarenasch. Mais l’aventure parisienne avait tourné court, pour cause de méventes.
Après l’éclatement de Sakaryn, Denisart s’interroge, et décide de poursuivre son travail de compositeur et de chanteur, en solo cette fois-ci. Mais la sauce ne prend pas tout de suite: quelques maquettes resteront plusieurs années dans ses tiroirs.
Son premier album sort donc en 2000. Une date butoir qu’il tenait à respecter, l’une de ses chanson étant intitulée «Passé l’an 2000»! La thématique du temps qui passe est d’ailleurs très présente sur ce disque, et c’est en le constatant qu’il a décidé de le baptiser «Tic-Tac»… La chanson homonyme a été écrite ensuite, comme pour souligner le propos.
Le temps qui passe, et une certaine nostalgie, à laquelle l’écrivain Eugène, qui cosigne quelques titres, n’est pas étranger: «A l’époque, il traversait une période affectivement difficile», précise le chanteur, qui, lui, semble bien se porter…
Musicalement, Christian Denisart a gardé certaines options qui caractérisaient Sakaryn: le saxophone de Gilles Wolff, la guitare de Claude Voit, et surtout, des lignes mélodiques travaillées, à la fois évidentes et surprenantes.
Par contre, il a renforcé l’ampleur du son, que ce soit par le biais de larges réverbérations ou d’orchestrations très pleines. «J’aime bien ça, peut-être parce que je suis davantage un arrangeur qu’un chanteur, et que je suis très gourmand. C’est d’ailleurs un des reproches qu’on m’a fait ici: trop riche, trop dense. En France, ça ne leur pose aucun problème. Je me demande si cette attitude ne vient pas de notre calvinisme!»
Christian Denisart donnera un concert le 7 juillet sur l’Esplanade de la Cathédrale de Lausanne, en ouverture du Festival de la Cité.
Bernard Léchot
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