«We all came down to Montreux…»
Le 34e Jazz Festival de Montreux a démarré vendredi avec Huey Lewis, Joe Satriani et les Blues Brothers. Pendant seize jours, tous les courants musicaux ou presque sont représentés.
«Je crois que c’est le plus mélangé, celui qui a le plus de couleurs de tous les festivals que j’ai vécus», dit Claude Nobs, le patron, qui n’hésite pas à arpenter la planète pour humer l’air du temps, et cela même s’il délègue de plus en plus la programmation à la jeune équipe de collaborateurs qui l’entoure. Quelques coups de projecteurs…
LES VOIX: Macy Gray, qui s’est fait un nom en un seul album, et que la presse compare volontiers à Billie Holliday, chantera samedi 8. Mais il y aura aussi le fidèle Al Jarreau (10), Ute Lemper et Manhattan Transfer (11), Lou Reed et Suzan Vega (13), George Benson (18), Youssou N’Dour et la valaisanne Laurence Revey (19). Sans oublier Serge Gainsbourg, auquel rendront hommage notamment Jane Birkin, Arielle, Alain Chamfort, Salif Keita, M, Stomy Bugsy sous la houlette de Geortge Duke (9).
LES INSTRUMENTS: les saxophones de David Sanbourn (10), de Candy Dulfer (14), Femi Anikulapo Kuti (15) ou de Michael Brecker (20) devraient réjouir les plus endurcis. D’autant plus que celui de Brecker croisera le fer avec la guitare de Pat Metheny. Guitare également avec BB King (12), mais piano, et quel piano, avec Keith Jarrett (17), entouré de Gary Peacock et Jack Dejohnette. Quant à celui de Brad Mehldau, il s’épanouira au Miles Davis Hall le 19.
L’ELECTRONIQUE: le melting-pot ambiant du Japonais Ryuichi Sakamoto (9), les mélodies trip-hop d’Everything But The Girl (15)… Deux beaux moments en perspective.
LA CHALEUR: A part Youssou N’Dour et Femi Kuti déjà cités, le dimanche brésilien (15/16) devrait en principe rehausser la température de la riviera vaudoise de quelques degrés. Même chose avec Les Négresses vertes (20), et dans un autre registre, Deep Purple pour une «Last Night Explosion». Ce sont en effet les cinq hard-rockers qui, le 22, concluront ce 34e Jazz Festival de Montreux. Ceux qui ont assisté à leur concert de 96 ne doutent pas un instant de la qualité ni du volume de l’explosion.
Bernard Léchot
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