Willisau, du free au tango
Le 28e Festival de Willisau, dans le Canton de Lucerne, s'ouvre jeudi et se tient jusqu'à dimanche.
Toujours dirigé par son fondateur, le graphiste Niklaus Troxler, Willisau 02 joue la carte d’une certaine ouverture.
Willisau n’a jamais connu la surenchère publique de Montreux ou, dans un autre registre, de Nyon. Voué à un jazz en général plutôt pointu, la manifestation draine chaque année environ 6000 spectateurs.
Son fondateur, le graphiste Niklaus Troxler, porte le festival depuis 1975 en y assumant tout, de la programmation à l’affiche, qu’il dessine d’édition en édition.
Pour Troxler, suffisamment de manifestations jouent la carte du grand public pour que lui puisse se permettre de concocter un menu exigeant. Mais s’il entend rester fidèle à la vocation première du festival, à savoir la célébration du free jazz, il ouvre également ses portes à d’autres courants.
Un festival en six titres
«Tango et Blues»… L’accordéoniste français Richard Galliano rend hommage ce jeudi au virtuose argentin du tango, Astor Piazzolla. Il est suivi par la formation du saxophoniste italien Gianluigi Trovesi, qui mêle jazz et blues.
«Beats & Bites»… Comme de coutume, la soirée du vendredi sera dédiée aux musiques électroniques. Au menu, le trio américain Headfake, le groupe norvégien Eivind Aarset ainsi que le collectif de DJ allemands Jazzanova.
«Top accoustics»… Un programme de concerts acoustiques sera proposé samedi après-midi. Avec le saxophoniste français Louis Sclavis en quintette pour un set intitulé «L’affrontement des prétendants». Puis avec le trio du trompettiste américain Dave Douglas.
«Forward to the Roots»… En soirée, la pianiste japonaise Aki Takase rendra hommage au compositeur américain William Christopher Handy (1873-1958), avant de céder sa place au pianiste Matthew Shipp, puis au trio du batteur genevois Daniel Humair.
«Very specials»… Dimanche se produiront en particulier trois des musiciens du «New York Art Quartet», un groupe historique formé en 1964, qui allie free jazz et musique noire. Il s’agit de Milford Graves, Roswell Rudd et Reggie Workman, auxquels se joindra le célèbre saxophoniste new-yorkais John Zorn.
«Impros & Voices»… Enfin, dimanche soir, l’improvisation sera à l’honneur avec le trio«Bassdrumbone» (Ray Anderson, Mark Helias & Gerry Hemingway). Puis la voix, avec le projet «Bubble-Family», construit autour de la chanteuse alémanique Erika Stucki. Une artiste que le public romand a pu découvrir dans le cadre du spectacle d’ouverture d’Expo.02.
Les à-côté
A noter encore que des concerts gratuits seront également proposés sous chapiteau, et qu’une exposition réunissant des photos de Francesca Pfeffer est à voir à l’Hôtel de Ville. Elle est intitulée «Jazz zwischen Bühne und Backstage» (Jazz entre scène et coulisse).
swissinfo avec les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.