Alexandre Moos, champion de Suisse
Alexandre Moos (Phonak) s'est imposé détaché à Elgg (ZH) devant son équipier Roger Beuchat et Pierre Bourquenoud pour un triplé romand inattendu.
Représentée par neuf coureurs, la formation Phonak a parfaitement assumé sa position dominante. Dans la banlieue de Winterthour, elle a occupé le devant de la scène dès le départ.
Attaques à répétition
Une première attaque avait lieu dans le premier des quatorze tours. Oscar Camenzind et Reto Bergmann en faisaient partie. Accompagnés par Sascha Urweider et Alexander Aeschbach, le duo de la Phonak creusait un écart impressionnant. L’échappée a compté près de 6′ d’avance sur le peloton à la fin du cinquième tour.
Dans le septième tour, Aeschbach lâchait prise. Deux rondes plus tard, c’était au tour de Urweider de «sauter» suite au rythme infernal de Camenzind.
Le Schwytzois, qui disputait son troisième jour de compétition depuis sa coupure de trois mois, a livré une course remarquable. Il a permis à ses coéquipiers de ne pas puiser dans leurs réserves jusqu’au dernier tour.
«Je pensais que nous n’allions pas les reprendre et c’était tant mieux parce que je n’étais pas dans un grand jour», relevait Moos à l’arrivée.
L’abnégation de Camenzind
Mais le travail de Rubens Bertogliati, Steve Zampieri, Mauro Gianetti ou Bourquenoud a permis à un groupe de quatorze coureurs de revenir sur Camenzind, qui avait entre-temps perdu la compagnie de Bergmann, lui aussi épuisé dans le dixième tour.
L’ancien champion du monde était repris dans l’avant-dernier tour après avoir passé 170 km (!) en tête de la course. Il était rejoint par Beuchat, Moos, Bourquenoud et Gianetti.
Camenzind, plein d’abnégation, lançait une dernière attaque pour servir les desseins de son équipe. Il était repris puis lâché, tandis qu’après un démarrage de Beuchat, contré par Gianetti, Moos plaçait une accélération près du sommet de la principale difficulté du circuit.
Moos résiste
«J’ai tenté ma chance parce que je savais que si j’étais repris, Roger Beuchat serait le plus rapide au sprint.» Le Valaisan se lançait alors dans un solo de 10 km dont il a le secret.
Il est parvenu à résister au duo Gianetti – Bourquenoud, tandis que Beuchat protégeait sa fuite. Ce final ressemblait étrangement à celui qui l’avait vu vaincre à Verbier. «Ici je n’étais pas assez en forme pour souffrir comme au Tour de Suisse. C’est incomparable avec ce que j’ai réussi à Verbier», a souligné Moos.
En quelques jours, le coureur de l’équipe Phonak a pris une nouvelle envergure. A 29 ans, il se retrouve pour la première fois revêtu du maillot rouge à croix blanche.
Son objectif est désormais de briller lors du championnat de Zurich au mois d’août. Mais il va d’abord prendre des vacances.
Il a enchaîné Tour de Romandie, Giro et Tour de Suisse, où il gagné l’étape de Verbier. Sous contrat avec Phonak pour 2003, il est totalement heureux de sa situation. «Je me plais beaucoup dans cette équipe», aime-t-il à rappeler.
swissinfo avec les agences
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