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Cellules souches: un premier avis prudemment favorable

Pour la commission, l'utilisation des cellules souches doit poursuivre des buts irréprochables. Keystone

La Commission d'éthique ne s'oppose pas à l'utilisation de cellules d'embryons humains pour la recherche. A condition de rester prudent.

Il y a un mois, le Conseil fédéral mettait en consultation un avant-projet de loi sur la recherche sur les embryons. Première instance à se prononcer, la Commission nationale d’éthique pour la médecine humaine (CNE) rend un avis favorable.

Selon les 21 «sages» nommés l’an dernier pour informer le public et encourager le débat sur les questions d’éthique, le texte gouvernemental rejoint leur propre prise de position «sur des points essentiels».

Les recherches sur les cellules souches embryonnaires représentent un immense espoir pour la médecine dite régénérative. Le but, à terme, est de parvenir à cultiver en laboratoire des organes humains à fins de transplantation, au lieu d’attendre un hypothétique donneur.

Pas n’importe quoi, ni n’importe comment

Pour ce faire, la médecine envisage d’utiliser des embryons humains dits «surnuméraires». Il s’agit d’embryons produits lors de fécondations in vitro, lorsque les ovules sont fécondés mais ne peuvent être implantés.

Pas question en revanche de produire des embryons uniquement pour les laboratoires. «La constitution et la législation l’interdisent formellement», rappelle Christoph Rehmann-Sutter, président de la CNE.

Les embryons surnuméraires par contre sont de toute façon destinés à être détruits. La CNE propose donc au législateur d’autoriser leur utilisation aux fins de recherche et de thérapie, tout en y mettant des conditions limitatives.

Ainsi, le couple de parents devra avoir donné son accord à cette utilisation et le projet de recherche devra poursuivre des buts élevés, irréprochables sur le plan scientifique.

En outre, le développement de l’embryon devra être stoppé cinq jours environ après la fécondation et ce matériel ne devra faire l’objet d’aucune exploitation commerciale ni d’aucun dépôt de brevet.

Pour ce qui est de la possibilité d’importer des cellules souches, la CNE n’y est pas opposée, à condition qu’elles satisfassent aux critères de restriction et à la législation suisse.

Les sages divisés

Cette prise de position n’est pas le reflet d’une unanimité des 21 sages. Comme la CNE n’est pas un organe politique, elle ne se sent pas tenue de divulguer qui a voté quoi. Selon la formule de Christoph Rehmann-Sutter, la Commission était divisée «entre une respectable minorité et une bonne majorité».

swissinfo avec les agences

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