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Chantage contre Nessim Gaon: la justice genevoise enterre l’affaire

Soupçonné d'avoir tenté d'extorquer 2 millions de francs au milliardaire Nessim Gaon, un expert mandaté par le procureur genevois Laurent Kasper-Ansermet ne sera pas jugé. La justice suisse a décidé de classer le dossier.

L’une des plus rocambolesques histoires du Palais de Justice de Genève risque fort de se terminer en eau de boudin. Bernard Bertossa, procureur général de Genève, vient de conclure que l’expert n’était pas un homme malhonnête. Sa tentative d’extorsion de fonds à l’encontre du patron de la société Noga, n’était finalement qu’un piège non punissable.

Comme le souligne La Tribune de Genève, après six ans d’instruction, et un dossier de 2500 pièces, remplissant sept classeurs fédéraux, la justice genevoise préfère classer une affaire qui lui a pourri la vie trop longtemps. Toutefois, Marc Bonnant et Michel Halpérin, les deux avocats de Nessim Gaon, vont recourir contre les ordonnances de classement.

Cette affaire nauséabonde, qui a connu un nombre invraisemblable de rebondissements, peut se résumer ainsi. Laurent Kasper-Ansermet charge en 1994 P.C., un personnage haut en couleur, d’enquêter sur les activités de Nessim Gaon, l’un des personnages les plus puissants de Genève. Son groupe rencontre d’énormes difficultés financières, en raison notamment d’une dette de la Russie.

Avec l’aide d’un complice, P.C. tente de faire chanter le patron du Noga Hilton et de lui extorquer deux millions de francs en décembre 1994. Arrêté et emprisonné plusieurs semaines en 1997, l’expert met en cause le magistrat. Selon lui, cette tentative d’extorsion n’était qu’une manœuvre pour «piéger» Nessim Gaon. Elle aurait été élaborée avec la complicité de Laurent Kasper-Ansermet…

Nouveau coup de théâtre en 1999. P. A., un ancien journaliste, met en cause le magistrat suisse, puis se rétracte et porte plainte contre l’ancien expert. Laurent Kasper-Ansermet, à présent juge d’instruction, a toujours nié toute entente avec P.C. Il ne souhaite pas commenter la décision de justice. «Je prends note sur la base de ce que j’ai lu concernant les ordonnances de classement», déclare-t-il simplement à swissinfo.

Ian Hamel

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