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Davos: la petite guerre des nerfs des adversaires de la mondialisation

Le Forum économique mondial, qui s’est ouvert hier soir, se prépare à la venue, samedi, de Bill Clinton. Des mesures de sécurité sans précédent ont été prises. Et cela alors qu’une manifestation doit avoir lieu, malgré son interdiction.

Le Forum économique mondial, qui s’est ouvert hier soir, se prépare à la venue, samedi, de Bill Clinton. Des mesures de sécurité sans précédent ont été prises. Et cela alors qu’une manifestation doit avoir lieu, malgré son interdiction.

Jeudi, jour d’ouverture du rendez-vous annuel du gratin mondial, était pour les habitants de Davos le jour du canular. Hôteliers et commerçants ont en effet reçu un ordre de la police, un autre de la commune, imposant le couvre-feu toute la journée de samedi.

«Des faux», se sont empressées de communiquer les autorités qui ne savent pas qui se cache derrière cette blague et qui se réservent d’ailleurs la possibilité de lancer des poursuites judiciaires. Du côté des forces de sécurité, on garde, comme il se doit, son calme. «Nous avons été surpris, mais cela ne nous a pas alarmés», déclare Alois Hafner, responsable de l’information de la police des Grisons.

Le ton est donné: tout est sous contrôle, à Davos, pour assurer le bon déroulement du Forum et pour protéger les quelque 30 chefs d’Etat et de gouvernement qui se déplacent jusqu’ici. Impossible d’en savoir plus: «Un dispositif de sécurité est efficace tant qu’il est secret», vous répondra-t-on.

La présence policière est importante. Dix-neuf cantons ont mobilisé des contingents pour épauler les autorités locales. A cela s’ajoutent, pour la première fois, des éléments de l’armée suisse, chargés de garder les infrastructures de la ville. Les hommes en armes, c’est surtout aux abords du Centre des congrès qu’on les trouve. A l’intérieur, au milieu des PDG et des responsables politiques, il y aussi ces hommes en civil, oreillette et regard balayant.

On se veut donc efficace, mais surtout discret. Toutefois le plus dur reste à faire pour les forces de sécurité, puisqu’elles auront à gérer samedi à la fois la visite du président américain et la manifestation non autorisée. Les rues de Davos vont-elles se transformer en champ de bataille, comme à Seattle, en décembre dernier? Ici, on se veut rassurant, mais la police cantonale est prête: «On ne va pas tolérer des actes de violence».

Pierre Gobet

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