Diplomates irakiens toujours en poste
Malgré la demande pressante des Etats-Unis, la Suisse n'a toujours pas pris de décision quant à l'expulsion éventuelle des diplomates irakiens en poste à Berne.
L’ambassade d’Irak compte actuellement trois personnes accréditées. Leur sort sera tranché mercredi prochain.
La demande de Washington, qui date de vendredi dernier, est «toujours à l’étude», confirme Muriel Berset Kohen.
La porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) précise que cette décision exige au préalable une procédure – un examen de sécurité – qui passe par la police fédérale.
C’est sur la base de ce rapport que le ministère des Affaires étrangères prendra sa décision.
Les autorités américaines ont justifié leur exigence en évoquant le danger que représentent ces diplomates pour les institutions et les citoyens américains en Suisse.
Les Etats-Unis ont effectué la même démarche auprès d’une soixantaine d’autres pays, dont plusieurs ont d’ores et déjà répondu par l’affirmative, à l’instar de l’Allemagne, la Suède, la Finlande, la Roumanie et la Hongrie.
En revanche, d’autres pays ont refusé la demande américaine. Notamment, la Russie, la Pologne et le Portugal.
Protection renforcée
Par ailleurs, la Suisse a fortement renforcé la protection de certaines ambassades et consulats étrangers. Les nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dès la mi-mars à Berne, Zurich et Genève.
«Si la guerre éclate, dit le chef du Commissariat Sécurité des magistrats et des représentations étrangères, beaucoup de gens seront en colère.»
Et Erwin Wenger d’ajouter: «Le risque que des actes de violence soient commis contre des représentations étrangères en Suisse est grand».
A noter enfin que les deux diplomates suisses qui étaient en poste à Bagdad sont en sécurité à l’ambassade de Suisse à Amman, en Jordanie. Ils y resteront jusqu’à nouvel ordre, précise le DFAE.
Désormais, il n’y a plus que dix Suisses en Irak. Il s’agit de deux délégués du CICR, de six binationaux, d’un prêtre de 80 ans qui habite depuis longtemps en Irak et d’un dernier bouclier humain.
swissinfo et les agences
Actuellement, dix Suisses sont encore présents en Irak.
Il s’agit de deux délégués du CICR, six binationaux, un prêtre de 80 ans qui habite depuis longtemps en Irak et un bouclier humain – le dernier.
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