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Edouard Brunner: «Il faut professionnaliser les services de renseignements suisses»

Les services de renseignements doivent être professionnalisés. Il faut des spécialistes et non des espions par «hobby», a déclaré à la presse dominicale Edouard Brunner (photo), qui dirige la commission d’experts chargée de réorganiser ces services.

Les services de renseignements suisses doivent être professionnalisés. Il faut des spécialistes et non des espions par «hobby», a déclaré à la presse dominicale Edouard Brunner (photo), qui dirige la commission d’experts chargée de réorganiser ces services.

La commission d’experts avait été mise sur pied en septembre par le ministre de la Défense Adolf Ogi. Le rapport contenant des recommandations politiques, et dont M. Brunner n’a pas divulgué concrètement le contenu, est attendu pour mi-février.

Le maître mot des futurs services de renseignements doit être le même que celui de notre politique de sécurité, à savoir la coopération, affirme Edouard Brunner dans l’interview publiée dans l’hebdomadaire «SonntagsBlick» et reproduit en partie dans «dimanche.ch».

«Nous ne pouvons plus maîtriser seuls des problèmes comme le terrorisme ou le blanchiment d’argent». La collaboration avec les autres services de renseignements doit être optimisée.

Selon l’ex-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, la crédibilité des services de renseignements suisses est meilleure à l’étranger qu’en Suisse. «Les services de renseignements qui travaillent avec les nôtres ont eu connaissance de l’affaire Bellasi. Mais, à leurs yeux, ce n’est pas un problème».

M. Brunner reste évasif sur la suppression des 500 espions actuellement en service «par hobby». «Disons qu’il faut professionnaliser nos services de renseignements. La Suisse doit pouvoir compter sur des gens qui maîtrisent des connaissances spécifiques. Que nos collègues à l’étranger apprennent que le vice-président de la direction de la Banque nationale était un espion, c’est embarrassant pour lui comme pour la BNS».

La Suisse n’a pas besoin d’espions professionnels, mais de spécialistes, ajoute-t-il. Cela exclut les espions de milice et les personnes qui exerceraient cette activité en dehors de leur profession.

Interrogé sur la subordination des services de renseignements à une direction civile, M. Brunner répond que les principaux dangers ne sont plus, aujourd’hui, de nature militaire. «Il faut donc en tirer les conséquences.»

SRI avec les agences

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