La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

En Ligue des Champions, l’histoire se répète pour les Suisses

Le jeune gardien Peter Jehle est en partie responsable de la défaite helvétique. Keystone

Pour la cinquième saison consécutive, la prestigieuse Ligue des Champions (Champions League) se disputera avec 32 équipes, sans aucune présence helvétique. Reste à savoir pourquoi les équipes suisses de football sont condamnées au rôle de téléspectateurs.

Grasshopper n’aura pas fait mieux que Sion, Servette ou St-Gall. Le champion suisse 2001 a, en effet, échoué mercredi soir en match de qualification de la Ligue des Champions face à Porto (défaite 3-2 au Hardturm, après un prometteur 2-2 glané au Portugal).

Il faut remonter à 1996 et au parcours de Grasshopper, déjà, pour retrouver une trace helvétique à pareil niveau européen. Les exploits des Sauterelles face à Auxerre, Ajax Amsterdam ou Glasgow Rangers commencent pourtant à dater. Et, à cette époque, l’accès à la phase finale apparaissait bien plus aisé.

Les règles ont changé

Est-ce à dire que tout champion suisse aura toujours plus de mal à décrocher son ticket? Sans aucun doute. Les règles de l’UEFA ont changé. Et elles font la part toujours plus belle aux nations nanties, telles l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne ou encore l’Italie qui peuvent raisonnablement espérer chacune trois formations dans la phase finale.

Pourtant, chacun à leur tour, les champions suisses ambitionnent de prendre part à la fameuse Ligue des Champions. Le problème, c’est qu’ils ne s’en donnent pas réellement les moyens.

Dernier exemple en date, Grasshopper n’a pas brillé par son audace et sa clairvoyance. Notamment son président, Peter Widmer, qui a refusé à son entraîneur, Hans-Peter Zaugg, durant l’entre-saison, l’engagement d’un gardien expérimenté. Condition sine qua non pour espérer se qualifier.

Eviter les dérapages

Conscient de la jeunesse de Peter Jehle (19 ans seulement), Hans-Peter Zaugg souhaitait recruter Jörg Stiel (alors à St-Gall) pour ne pas griller son jeune gardien. Le veto du président a mis un terme à la transaction. Et le malheureux Peter Jehle porte une part importante de responsabilité dans l’échec contre Porto, avec au moins un but sur la conscience au match aller, comme au match retour.

Autre point d’interrogation: pourquoi Grasshopper a-t-il laissé filer son défenseur international Bernt Haas à Sunderland juste avant l’empoignade contre Porto?

Pour rejoindre la cour des grands, tant avec leur équipe nationale qu’avec leurs représentants en Coupe d’Europe, les Suisses doivent mettre tous les atouts de leur côté et éviter les dérapages. Ce qui n’est, de loin, pas le cas pour Grasshopper. Ni pour ses prédécesseurs. L’histoire se répète.

Jonathan Hirsch

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision