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Enquête sur l’amnistie du Suisse Marc Rich aux Etats-Unis

Le 30 novembre 2000, Bill Clinton reçoit un saxophone de Denise Rich (à gauche) sous les applaudissements de son épouse Hillary. Keystone Archive

Le président américain George W. Bush ne veut pas revenir sur la décision de son prédécesseur d'amnistier l'homme d'affaires zougois Marc Rich. Mais une commission de la chambre des représentants a décidé d'enquêter sur les raisons qui ont poussé Bill Clinton à le faire.

La Maison Blanche a annoncé lundi que Georges W. Bush avait renoncé à explorer la possibilité de casser les pardons les plus controversés accordés par Bill Clinton. Le nouveau président ne cherchera donc pas à savoir s’il a ou non l’autorité de revenir sur ces grâces.

La décision de Bill Clinton en faveur de Marc Rich a suscité une vive polémique aux Etats-Unis. Certains estiment que cette mesure a pu être influencée par les dons importants de l’ex-épouse du financier suisse au profit des démocrates.

En 1983, Marc Rich, négociant en matières premières, avait fait l’objet d’un jugement pour fraude fiscale, faux, crime organisé et commerce avec l’Iran. Interdit d’entrée aux Etats-Unis, il s’est ensuite réfugié en Suisse.

Son ex-femme, Denise Rich, a fait don au parti démocrate américain de plus d’un million et demi de francs suisses depuis 1993. Selon elle, il n’y aurait aucun lien entre l’amnistie de son ex-mari et leur soutien au combat politique des Clinton.

Une commission de la chambre des représentants a donc décidé d’enquêter sur les raisons qui ont poussé l’ex-président américain à amnistier Marc Rich. «Bill Clinton n’a pas donné assez d’explications», selon le président de la commission.

Il a ainsi demandé tous les documents nécessaires auprès du département de la justice, des archives nationales, du comité national du parti démocrate, de l’étude et de deux autres bureaux d’avocats impliqués.

Contrairement à la coutume, Bill Clinton n’a pas consulté le département de la justice et le ministère public pour prendre sa décision. La commission veut donc également savoir si l’ex-chef de l’Etat avait des motifs illégaux d’accorder cette grâce.

swissinfo avec les agences

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