Grasshopper: un match à dix millions de francs!
Le paradis sportif et surtout financier est à portée de crampons pour Grasshopper. Un exploit mercredi soir, face au FC Porto, lui permettrait de retrouver la Ligue des Champions, fermée au football suisse depuis cinq ans.
Forts de leur match nul 2-2 glané au stade Das Antas de Porto voici deux semaines, les Zurichois peuvent réellement espérer jouer le Cendrillon parmi les grands d’Europe cette saison. Pour une troisième aventure dans cette compétition après 1995 et 1996…
En cas de qualification, une manne d’au moins 10 millions de francs est promise au champion suisse, dont le budget avoisine les 21 millions. Dans le détail, une prime de 2,5 millions est assurée. A laquelle s’ajoutent 500 000 francs par match joué (6 au minimum), plus 500 000 par victoire et 250.000 par match nul. Sans oublier les droits de télévision, variables selon les différents pays.
Garder les pieds sur terre
Staff et joueurs et zurichois gardent les pieds sur terre. «Pour nous qualifier, nous devrons évoluer sur un ryhtme encore supérieur qu’au match aller», relève le Sénégalais Papa Bouba Diop. Hans-Peter Zaugg s’attend à «une formation portugaise plus compacte et concentrée». De plus, Porto a marqué des points pour son capital confiance, en écrasant Boavista 4-1, champion du Portugal et rival de la ville, avec trois buts dans les dix dernières minutes.
Le fameux gardien Vitor Baia reste indisponible, mais le meneur de jeu brésilien Deco et le patron de la défense Jorge Costa seront fidèles au poste.
Aujourd’hui, l’équipe d’Octavio Machado a perdu son lustre d’antan, celui qui lui avait permis de remporter la Coupe des Champions en 1987 (sous la houlette d’Artur Jorge), de fêter huit titres nationaux dans les années 90 et de se qualifier cinq fois consécutivement pour la Ligue des Champions.
Grasshopper s’efforcera de profiter de l’avantage d’évoluer dans un stade à gui-chets fermés. En évitant de craquer au Hardturm après s’être distingué à l’extérieur. Comme en 1997 avec une défaite 1-0 contre Ajax Amsterdam, fermant les portes du second tour. Ou quelques mois plus tard, devant le Croatia Zagreb en coupe UEFA, s’inclinant 5-0 après avoir obtenu un prometteur 4-4 dans un premier temps.
Pas question de confiance démesurée face à Porto…
Jonathan Hirsch
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