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Jacob Kellenberger à Bruxelles pour instaurer le «réflexe CICR»

Le CICR doit intensifier ses relations avec l’Union européenne. Jacob Kellenberger, ancien secrétaire d’Etat suisse et nouveau président du CICR, en est convaincu. Il l’a dit à ses interlocuteurs à l’occasion d’une visite de trois jours à Bruxelles.

Le CICR doit intensifier ses relations avec l’Union européenne. Jacob Kellenberger, ancien secrétaire d’Etat suisse et nouveau président du CICR, en est convaincu. Il l’a dit à ses interlocuteurs à l’occasion d’une visite de trois jours à Bruxelles.

Jacob Kellenberger a notamment rencontré Javier Solana, haut représentant de la politique extérieure de sécurité commune (PESC). «Il s’est dit ouvert à l’instauration d’un dialogue structuré, régulier entre l’Union européenne et le CICR», note avec satisfaction le président de l’institution basée à Genève.

Pour le successeur de Cornelio Sommaruga, «il faut développer une sorte de réflexe CICR», notamment au sein de l’Union européenne. Celle-ci «deviendra un partenaire encore plus important que par le passé» en raison du développement de la PESC.

Le Comité international de la Croix-Rouge défend jalousement son indépendance et son impartialité, garantes d’un accès maximal aux victimes des conflits armés, mais Jacob Kellenberger voit en l’Union européenne «l’un des promoteurs très forts du droit international humanitaire», dont le développement constitue une des priorités du CICR.

La Commission européenne et trois pays membres de l’Union – Grande-Bretagne, Pays-Bas et Suède – figurent parmi les dix plus importants donateurs du CICR. «Il est très important que cela reste ainsi», souligne Jacob Kellenberger, qui a évoqué cet aspect avec Poul Nielson, commissaire européen en charge du développement et de l’aide humanitaire.

Les relations entre le CICR et l’OTAN ont parfois été plus tendues, comme lors des bombardements alliés au Kosovo. Pour Jacob Kellenberger, «il faut que la séparation entre les actions humanitaires et militaires soit très claire». Il s’en est entretenu avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Lord Robertson. La séparation des registres n’empêche pas la coopération avec l’OTAN, notamment dans l’enseignement du droit international humanitaire.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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