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L’aéroport de Zurich veut tester la reconnaissance électronique

L'emplacement des yeux, de la bouche et d'autres traits du visage rendent chaque personne différente. Et donc identifiable. Keystone Archive

Les visages des passagers seront enregistrés à leur arrivée. L'opération doit faciliter l'expulsion de demandeurs d'asile refoulés.

«Je peux seulement dire qu’un essai est prévu», confirme le porte-parole de la police. Werner Graf refuse de donner plus de détails. La date de cet essai est, pour l’instant, inconnue.

La police cantonale informera le public lorsque le test sera en cours. Mais le matériel nécessaire a déjà été livré, la semaine dernière, par la firme C-Vis, de Bochum, en Allemagne.

La machine en question est équipée d’un système électronique de reconnaissance des visages. Le chef de l’Unité spéciale de la police de l’aéroport de Zurich avait déjà précisé, il y a quelques semaines dans la «WochenZeitung», que le système conserve ces données durant 30 jours au maximum.

Selon le chef de l’entreprise C-Vis, le but de cet essai est de faciliter l’expulsion de certains demandeurs d’asile. Thomas Zielke explique, dans le magazine «Der Spiegel»: «beaucoup de candidats malheureux disent avoir perdu leur passeport. Ils refusent aussi de dire avec quel vol ils sont arrivés.»

Une première

Autre difficulté: jusqu’à présent, les compagnies aériennes ont toujours refusé de payer le billet de retour des réfugiés déboutés.

Or, l’ordinateur de l’entreprise allemande permettrait de déterminer avec précision avec quel vol cette personne est entrée en Suisse. «Les compagnies devraient alors payer le retour», estime Thomas Zielke.

A Zurich, cette méthode sera testée pour la première fois officiellement dans un aéroport, selon Thomas Zielke. Jusqu’à présent, des aéroports de Grande-Bretagne et des Pays-Bas ont effectués des essais. Mais ils sont restés secrets.

Ce projet ne fait pas l’unanimité. Le préposé zurichois à la protection des données, Bruno Baeriswyl, estime qu’il n’a pas de base légale. Cité par la «SonntagsZeitung», Bruno Baeriswyl ajoute que ses objections n’ont pas été prises en considération.

swissinfo avec les agences

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