L’absent de marque se nomme Genève-Servette
Genève-Servette sera le grand absent de la finale du championnat de LNB de hockey sur glace. Le club des Vernets était pourtant considéré comme un favori en puissance pour accéder à la LNA. En particulier grâce à son infrastructure qui fait bien des envieux.
Entre La Chaux-de-Fonds, Lausanne et Bienne, un club romand au moins accompagnera dès cet automne Fribourg Gottéron au sein de l’élite. Eliminé en demi-finale par Bienne, Genève-Servette n’a plus qu’à ronger son frein et à patienter quelques mois. Car le club des Vernets reste, quoi qu’on en dise, le candidat romand le plus sérieux pour jouer dans un avenir proche un rôle en Ligue nationale A.
Avec 3,7 millions de francs (au moins), les Genevois présentaient cette saison le budget le plus élevé de la catégorie, se voyant rapidement flanqués de l’étiquette de millionnaires de LNB. Ce qui n’a pas suffi, malgré plusieurs renforts ponctuels et l’expérience de Paul-André Cadieux. «C’est un échec pour moi, mon équipe n’a jamais progressé cette saison», relevait l’entraîneur désormais à la retraite. Comme le soulignait un hockeyeur biennois, les «Genevois avaient l’argent, les autres avaient le cœur.»
Genève-Servette ne militera pas en LNA la prochaine saison. Soit. Mais depuis qu’il a passé sous l’emprise du puissant groupe américain de Philip Anschutz (5e homme le plus riche du monde, selon le magazine Forbes), le club lémanique possède les meilleures perspectives de Romandie. «La LNA reste le but à atteindre», soulignait Timothy Leiweke, responsable du secteur sports et divertissement du holding. Si ce n’est pas cette année, ce n’est que partie remise.» Un gage de sérieux et de continuité, à l’heure où trop d’hommes d’affaires s’aventurent en Suisse pour des missions plus courtes, puis se retirent.
«Si nous avions accédé à la LNA, nous aurions fait doubler notre budget, c’était prévu», relève Timothy Leiweke, qui annonce une campagne de transferts plutôt offensive pour les Grenats. Bienne, Lausanne et La Chaux-de-Fonds ne peuvent en dire autant, eux qui remuent ciel et terre pour dénicher les centaines de milliers de francs nécessaires à un club professionnel.
Jonathan Hirsch
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