L’Américain Daron Rahlves surclasse les Autrichiens et Didier Cuche
Tout comme pour Corinne Rey-Bellet lundi, l'honorable cinquième place de Didier Cuche - meilleur représentant helvétique - lors du Super-G a un goût d'inachevé. L'exploit était pourtant à portée de spatules. C'est, en effet, le surprenant Américain Daron Rahlves qui devient champion du monde.
L’Autriche entière entendait fêter mardi la première médaille d’or de ses Championnats du monde. Et le Cirque blanc dans son ensemble ne pouvait véritablement lui donner tort.
Champion du monde en titre en compagnie du Norvégien Lasse Kjus à Vail en 1999, Hermann Maier et ses compatriotes dominent en effet la discipline du Super-G depuis quelques saisons.
Désireux de venger la cinglante contre-performance des dames, les athlètes de la «Wunderteam» ont pensé, à tort et un peu trop tôt, avoir réalisé le doublé.
Champion du monde de la spécialité à Saalbach en 1991, Stefan Eberharter a précédé en effet «Herminator» après le passage des dix premiers candidats.
Mais c’était sans compter sur Daron Rahlves. Plus connu pour ses performances en descente, l’Américain a déjoué tous les pronostiques pour apporter à son pays le second titre de Champion du monde de tous les temps en Super-G.
«Je rêvais en secret de réaliser une telle performance. Je suis simplement heureux de ce titre et d’avoir réussi à battre les Autrichiens», a déclaré, au bas de la piste, celui dont la meilleure performance en Super-G cette saison a été une quatrième place à Kitzbühel.
Cette seconde journée des Mondiaux de Sankt-Anton, fatale dans une moindre mesure aux «aigles» autrichiens, n’a pas permis aux Suisses de retrouver le sourire.
Certes, le résultat d’ensemble est positif. Les quatre coureurs helvétiques terminent parmi les quinze premiers. Et pour leur première participation à une compétition de cette envergure, Didier Défago (11ème) et Silvano Beltrametti (14ème) ont répondu aux attentes.
Auteur d’une deuxième place surprise en début de saison en descente, le jeune Grison s’est malheureusement blessé à quelques portes de l’arrivée: «Silvano a accroché une porte en début de parcours et a ressenti des douleurs durant toute sa course. Nous ignorons pour l’instant s’il s’est fracturé le poignet», a précisé l’entraîneur assistant de l’équipe de vitesse, Stéphane Mougin.
Enfin, l’honorable cinquième rang de Didier Cuche, auteur d’une très bonne course, sonne comme un résultat mi-figue mi-raisin.
«Je suis content de ma course, mais j’ai senti que je n’allais pas assez vite dans le haut du parcours», a concédé le skieur neuchâtelois. Avant d’ajouter: «Lors des Championnats du monde, seules les trois premières places comptent. Le seul enseignement positif réside dans le fait que je ne suis pas loin des meilleurs». Toute la question est de savoir si ce constat est de bonne augure pour la descente et le géant?
Mathias Froidevaux
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