L’Europe divise la Suisse
La Suisse est-elle mûre pour l'Union européenne? Depuis dix ans, cette question suscite des débats passionnés, aux cafés du commerce, au sein des directions de partis politiques et au Parlement. Le 4 mars, elle prendra une ampleur nationale.
Aucun autre thème politique n’est discuté avec autant de passion que celui de l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne (UE). L’initiative «Oui à l’Europe», qui demande que le Conseil fédéral ouvre sans délai des négociations en vue d’une adhésion, n’y fait pas exception.
A l’heure actuelle, personne ne sait exactement quelles seront les conséquences financières et politiques d’une éventuelle entrée de la Suisse dans l’Europe des Quinze. L’ouverture rapide de négociations permettrait justement de clarifier les choses, soutiennent les membres du Nouveau mouvement européen suisse (NOMES).
De leur côté, les opposants à l’adhésion estiment qu’imposer de telles négociations au Conseil fédéral placerait la Confédération en position de demandeur. Ils jugent par ailleurs que la Suisse n’est tout simplement pas prête à une entrée dans l’UE.
Nul besoin d’être grand clerc pour deviner ce qui se passera le 4 mars. Les Romands rouleront plein gaz en direction de Bruxelles. Les Alémaniques, eux, auront plutôt tendance à freiner. Le fossé est d’ores et déjà programmé. Et le fameux «roestigraben» aussi.
Peter Salvisberg, rédacteur en chef
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