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La guerre contre l’Irak a commencé

Les bombardements sur Bagdad ont commencé vers 5 h 35, heure locale. swissinfo.ch

Le président des Etats-Unis a annoncé jeudi à 04h15 (heure suisse) le début des opérations militaires contre l'Irak.

«Les forces américaines et de la coalition, a déclaré George W. Bush, sont dans les premières étapes d’opérations militaires pour désarmer l’Irak.»

Les premiers bombardements ont commencé quelques minutes après le déclenchement des sirènes dans la capitale irakienne, vers 05h35 heure locale (03h35 suisses). Un deuxième raid a suivi environ une demi-heure plus tard, peu après 06h00 locale (04h00), visant le sud-est de la ville.

Une troisième série de raids a frappé le sud-est de Bagdad jeudi à 06h36 heure locale (04h36 suisses), a constaté sur place l’Agence France Presse. Des colonnes de fumées noires se dégageaient de ce secteur sans qu’il soit possible de déterminer dans l’immédiat la cible exacte des bombardements.

Selon un haut responsable du Pentagone, ces premières frappes sur Bagdad étaient de nature limitée, en prélude à des opérations militaires plus intenses.

Selon la chaîne de télévision NBC, citant des sources militaires américaines, les deux vagues de bombardements de précision visaient des installations du pouvoir irakien, ainsi qu’une cible qualifiée d’«inopinée», probablement une référence à un convoi en mouvement.

Ces premiers bombardements ont été réalisés par des avions bombardiers furtifs F-117, des bombardiers stratégiques B-52 et des missiles de croisière lancés à partir de navires croisant dans la région, a précisé la chaîne.

Bush ne parle pas de «guerre»

Peu après la seconde série de raids, le président George W. Bush est apparu à la télévision pour annoncer que les forces américaines avaient lancé des frappes contre des «cibles d’opportunité» en Irak. Des frappes qu’il a décrites comme le début d’une grande campagne destinée à «désarmer l’Irak et libérer son peuple».

Au cours de cette intervention de quatre minutes, le président américain n’a jamais utilisé le mot de «guerre». Il a assuré que tous les efforts seraient faits pour épargner les «civils innocents» et prévenu que l’opération pourrait être «plus longue et difficile» que certains ne le prédisent.

«Maintenant que le conflit est arrivé, la seule façon de limiter sa durée est d’engager une force décisive», a-t-il ajouté. «Nous n’accepterons pas d’autre issue que la victoire».

George W. Bush a répété que les Etats-Unis n’avaient pas «d’autre ambition en Irak que d’éliminer la menace» posée par ce pays. «Nos forces rentreront au pays dès que leur tâche sera terminée».

Pas encore d’attaque au sol

Les forces américaines et britanniques n’ont pas encore reçu ordre de lancer une invasion terrestre de l’Irak mais elles sont prêtes, a déclaré un porte-parole militaire britannique, le colonel Chris Vernon, jeudi matin à l’agence Reuters.

Un porte-parole de l’armée américaine, le commandant David Andersen, a indiqué pour sa part qu’il n’était pas en mesure de confirmer un quelconque mouvement de troupes pour le moment. Les témoins présents à la frontière irako-koweitienne, où près de 175 000 soldats américains et britanniques sont massés, ont déclaré que la zone était calme.

swissinfo et les agences

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