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La Suisse contre l’Italie

Le match de mercredi pourrait être aussi spectaculaire que cette action lors de la rencontre Suisse-Angleterre. Keystone

C'est toujours dans un contexte particulier que se déroulent les matches «Suisse-Italie». L'enjeu, mercredi à Bâle? Une demi-finale à l'Euro des moins de 21 ans.

Pour suivre cette rencontre du championnat d’Europe de football des moins de 21 ans, il est fort à parier qu’il y aura autant de supporters italiens que de supporters suisses au Stade St-Jacques de Bâle.

Mercredi soir, le match se disputera d’ailleurs à guichets fermés. «Comme lundi face au Portugal, la Suisse ne sera pas totalement chez elle», reconnaît Yves Débonnaire, entraîneur national ASF, coach des moins de 16 ans et consultant pour la TSR.

Cela dit, à la maison, la Suisse s’est maintes fois révélée «la bête noire» de l’Italie. Quand bien même l’équipe transalpine était donnée favorite, la plupart du temps.

Problème de récupération suisse

Mais, dans cet Euro des moins de 21 ans, la récupération des internationaux suisses est le problème le plus important, selon Yves Débonnaire. «C’est vraiment ce qui va décider de la qualité du jeu helvétique».

«Les Suisses comme les Italiens n’ont que deux jours pour récupérer. Or, le contingent helvétique tourne avec 12 ou 13 joueurs, tandis que son homologue italien peut facilement aligner deux formations de même valeur. Comme le fait d’ailleurs avec brio la France, dans l’autre groupe de qualification».

En outre, «les footballeurs suisses ont dû beaucoup courir après le ballon face au Portugal». Et surtout, l’équipe d’Italie, avec 2 matches et 4 points, n’a besoin que d’un match nul pour aller en demi-finale. Alors que la Suisse doit impérativement gagner, sinon son sort dépendra étroitement du résultat de l’Angleterre face au Portugal.

L’expérience italienne

Reste que l’Italie n’est certainement pas pour rien championne d’Europe en titre des moins de 21 ans depuis deux éditions. Ses internationaux jouissent d’une grande expérience. Ils savent freiner l’adversaire par de petites fautes, bénéficient à la fois de la virtuosité technique et de la rigueur tactique. Et nombre d’entre eux jouent déjà en série A du Calcio.

«Au contraire de la Suisse, précise Yves Débonnaire, l’Italie peut s’appuyer sur deux ou trois individualités de classe mondiale dans les moments difficiles. A l’image de Pirlo et surtout de Maccarone. Il gagne pratiquement à lui seul le match contre l’Angleterre, en marquant deux buts décisifs, et superbes de technique en mouvement, de surcroît».

La solidarité helvétique

Mais étonnamment, pour Yves Débonnaire, l’Italie ne part pas pour autant favorite. Car la Suisse possède d’autres armes: «un bloc compact, une défense solide, une force offensive collective et surtout une grande solidarité. Bref, la Suisse est une équipe au vrai sens du terme».

En conclusion, on perçoit très bien que la Suisse, pour s’imposer, dépense une énergie incroyable. Alors que l’Italie reste fidèle à son attitude attentiste, empreinte de malice, qui énerve le public tant elle joue à l’économie. Mais qui, le plus souvent, parvient à ses fins.

swissinfo/Emmanuel Manzi

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