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Le FBI sur la piste des terroristes

Les décombres du World Trade Center sont évacués. Keystone

Après les attentats à New York et Washington, les enquêteurs s'efforçent de reconstituer les itinéraires des terroristes, avec des pistes partant notamment de Boston, ville d'où provenaient deux des Boeing précipités contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC. Ces pistes semblent mener au milliardaire d'origine saoudienne Oussama ben Laden.

Selon les autorités américaines, l’enquête progresse rapidement, même si elles sont à ce stade incapables «d’attribuer de responsabilité spécifique», comme l’a reconnu le ministre de la Justice John Ashcroft. Plus de «2000 pistes» sont suivies, a-t-il précisé.

Un grand nombre de pirates de l’air – de trois à six par avion détourné – ont été identifiés, selon le directeur de la police fédérale américaine (FBI) Robert Mueller.

L’état d’alerte des forces armées américaines, qui était «maximal», a été réduit d’un degré mercredi soir, près de quarante huit heures après les attentats qui ont frappé mardi New York et Washington, a annoncé le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.

Dans le cadre de l’alerte, toutes les permissions sont supprimées et le personnel des forces armées à l’étranger n’a plus le droit d’assister à des cours ou de fréquenter bars ou clubs hors des bases.

Mercredi, un porte-parole de George Bush a annoncé que l’avion du président, Air Force One, et la Maison Blanche étaient aussi la cible des attaques de mardi.

Sean McCormack, porte-parole du président sur les questions relevant du Conseil de sécurité nationale, a affirmé avoir «une information spécifique et crédible selon laquelle tous deux constituaient des cibles terroristes et que l’avion qui a touché le Pentagone pourrait avoir visé la Maison Blanche».

Situation à New York

En soirée, les abords de l’Empire State Building, dans Midtown à Manhattan, en plein coeur de New York, ont été évacués. Une fausse alerte à la bombe a provoqué la panique dans les environs du célèbre gratte-ciel.

Les quatre derniers étages encore debout de la tour sud du World Trade Center se sont effondrés à leur tour mercredi après-midi, compliquant encore le travail des secouristes, alors qu’un second immeuble, tout proche, menaçait à son tour de s’écrouler.

La police a évacué les secouristes de la zone alors qu’une épaisse fumée et de la poussière s’élevaient des ruines de la tour en train de s’effondrer, bloquant les efforts pour tenter de retrouver les personnes prisonnières des décombres. Mercredi, trois policiers et une femme ont été retrouvés vivants dans les décombres.

Nombre de victimes encore inconnu

Le maire de New York Rudolph Giuliani a annoncé mercredi qu’il avait demandé 6000 housses mortuaires aux représentants de l’autorité fédérale. Interrogé sur ce nombre, Rudolph Giuliani n’a eu d’autre réponse que celle de confirmer. «Oui, j’estime que le nombre est correct», a-t-il ajouté. Mercredi, un bilan faisait état de 82 morts, contre 55 annoncés mardi.

Rudolph Giuliani a indiqué que 202 pompiers et 57 policiers, de même que l’équipe à la tête de la sécurité du World Trade Center, faisaient partie des personnes portées disparues. De leurs côtés, des représentants des compagnies aériennes ont indiqué que 157 personnes étaient à bord des deux avions qui se sont écrasés sur les deux tours jumelles du World Trade Center.

Près de 300 salariés de l’Etat et plus de 3000 employés du Port Authority de New York et du New Jersey travaillaient dans les tours jumelles. Près de 900 personnes travaillant pour l’Attorney general de l’Etat de New York dans un immeuble voisin du World Trade Center sont également portés disparus.

Au Pentagone, des sources militaires ont indiqué qu’environ 150 personnes – des soldats pour la plupart – étaient portées disparus, de même que 64 passagers et membres d’équipage qui étaient à bord de l’avion qui s’est écrasé à Washington. Près de 200 employés du gouvernement américain et un nombre inconnu d’employés du secteur privé n’ont toujours pas pu être localisés, a annoncé le gouverneur George Pataki.

L’OTAN donne son appui aux Etats-Unis

Le trafic aérien ne reprendra pas aux Etats-Unis tant que la sécurité des voyageurs ne sera pas assurée. Seuls les voyageurs déroutés mardi, après la fermeture de l’espace aérien américain, pourront être acheminés à destination, y compris ceux qui se sont retrouvés au Canada.

L’Alliance atlantique considère que les attentats de mardi aux Etats-Unis peuvent être considérés comme une attaque contre l’OTAN dans son ensemble, s’il s’avère qu’ils ont été fomentés depuis l’étranger par des non-Américains.

Washington a ainsi reçu le feu vert et l’appui de l’OTAN pour toute action militaire que les Etats-Unis entreprendraient en représailles au cataclysme terroriste de mardi. Cette décision oblige les alliés des Etats-Unis à fournir tout appui nécessaire, de l’ouverture de l’espace aérien à la fourniture de renseignements et de soutien logistique

swissinfo avec les agences

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