Le National soutient la venue de l’Euro en Suisse
Les députés acceptent un crédit de 3,5 millions de francs pour l'organisation de l'Euro 2008. Mais la décision finale appartient à l'UEFA.
Déjà acceptée par le Conseil fédéral, l’idée d’une candidature conjointe de la Suisse et de l’Autriche à l’organisation de l’Eurofoot 2008 a été largement soutenue mercredi par les membres du Conseil national. Ils ont en effet accepté de débloquer le crédit avec une claire majorité de 114 voix contre 7.
La manifestation aurait des répercussions favorables dans le domaine de l’image, de l’économie, du tourisme et constituerait un encouragement du football en tant que sport de masse, a notamment relevé Jean-Michel Cina (PDC/VS). Ces arguments ont été repris presque à l’unisson et avec enthousiasme par les représentants de tous les groupes politiques.
Le ministre des sports Samuel Schmid a pour sa part souligné qu’il y a très longtemps que la Suisse n’a pas accueilli un rendez-vous de football d’importance. La dernière fois, c’était à l’occasion de la Coupe du monde de 1954!
Soutien cantonal obligatoire
Un million de francs serait destiné à l’amélioration de l’accueil des médias et de la sécurité dans les quatre stades de Bâle, Berne, Genève et Zurich. S’ajouteraient des prestations non facturées, comme la mise à disposition de l’armée pour certaines tâches, pour un maximum de 2 millions. Enfin, une somme de 500 000 francs serait affectée à la promotion de la santé et à l’intégration sociale par le sport.
Une condition a toutefois été posée au soutien financier de la Confédération: les cantons devront allouer une somme s’élevant au moins au double. Au total, Confédération et cantons engageraient donc au moins 10,5 millions. Les coûts d’organisation de la manifestation sont budgétés à 120 millions.
Une rude concurrence
La Suisse et l’Autriche rêvent de devenir les hôtes communs de l’Eurofoot 2008. Mais la course à l’organisation de cet événement sportif prestigieux est rude. Six autres candidatures attendent, elles aussi, de décrocher la timbale.
Ainsi, les pays nordiques (Suède, Finlande, Norvège et Danemark), la Russie, la Hongrie, et les trois autres projets conjoints, la Bosnie-Herzegovine et la Croatie, l’Ecosse et l’Eire ainsi que la Grèce et la Turquie n’ont pas dit leur dernier mot.
Pour tenter de devancer ses adversaires, la Suisse a déjà joué une première carte en acceptant de mettre sur pied la phase finale de l’Euro des moins de 21 ans. Un test réussi qui pourrait bien faire pencher la balance.
Mais la décision finale appartient à l’Union des associations européennes de football. Verdict le 13 décembre.
swissinfo avec les agences
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