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Le propriétaire de l’Erika, le pétrolier pollueur, serait un boucher suisse

Le 5 janvier 2000, une nappe de pétrole s'étend sur une plage française. Keystone Archive

Selon le quotidien français "Le Parisien" de samedi, un habitant de Zoug, à la tête de deux boucheries, serait le vrai propriétaire de l'Erika, pétrolier qui a provoqué la marée noire de l'hiver 1999 en Bretagne.

La juge parisienne Dominique de Talence, chargée d’instruire le volet pénal du naufrage de l’Erika, a adressé en Suisse une commission rogatoire internationale. Motif: le vrai patron de ce bâteau-poubelle habiterait dans le village d’Hünenberg, au sud de Zurich, dissimulé derrière une multitude de sociétés-écrans.

L’information n’est pas récente. Dès février 2000, un hebdomadaire confidentiel «La Lettre de L’expansion», révélait que l’enquête pour retrouver le responsable de cette catastrophe écologique s’orientait vers le Tessin et Zoug. L’Erika aurait appartenu à la société Amarship, au capital de 100 000 francs. Curieusement, cette enquête n’était pas relayée dans la presse française.

«Le Parisien» du samedi 20 janvier apporte les précisions suivantes: c’est à Lugano, sur le compte d’Amarship AG, qu’a été déposé le chèque signé par TotalFina pour utiliser les services de l’Erika. Les deux administrateurs de cette société se nomment «Mauro Clemente et Alessandro Ducci et sont, parmi d’autres, directement concernés par les investigations demandées par Dominique de Talancé», ajoute le quotidien parisien.

Derrière ces deux hommes se cacherait le propriétaire suisse de deux boucheries et de … 25 autres sociétés, installées à Zoug, sur les bords du lac. L’homme, qui intéresse dès à présent la justice suisse, aurait «opéré ces derniers mois d’importants mouvements de fonds».

Peu après le naufrage, lorsque TotalFina a engagé une action devant le tribunal de commerce de Dunkerque pour faire évaluer son dommage, cet homme se serait présenté à l’audience en qualité de propriétaire de l’Erika, «sans que personne n’y prête attention», constate «Le Parisien». Depuis, le boucher n’aurait pas remis les pieds en Bretagne. Ce qui n’étonnera personne.

Ian Hamel

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