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Les agresseurs de Didier Piguet jugés à Genève

Cet habile financier vaudois a tenté de prendre la présidence du club de football de Genève. Keystone Archive

Pourquoi des truands marseillais s'en sont-ils pris à Didier Piguet, homme d'affaires et ancien candidat à la reprise du Servette FC? Le procès des trois malfrats se déroule du mercredi 19 au vendredi 21 septembre aux Assises à Genève.

Dans la nuit du 24 au 25 septembre 1999, Didier Piguet et son épouse sont agressés dans le parking de leur immeuble genevois par trois personnes qui, apparemment, viennent du sud de la France. Le patron de la société Golden Lion SA, créée en 1995 et domiciliée à Monthey, en Valais, est contraint d’ouvrir son coffre.

Agression et arrestation musclées

Les voyous dérobent 6000 francs et, surtout, de nombreux documents. Les malheurs de Didier Piguet ne sont pas terminés. Dans les jours qui suivent, des truands le relancent et lui réclament 5 millions de francs en échange des documents volés. La victime prévient la police, qui parvient à intercepter quatre gangsters le 14 octobre 1999 près de la gare de Cornavin, à Genève.

Lors d’une fusillade, l’un des agresseurs, venu de Marseille, sera mortellement blessé. Ce sont finalement trois personnes, deux Français et un complice suisse, qui seront jugées mercredi, jeudi et vendredi aux Assises. Avant même le début du procès, Didier Piguet est l’objet depuis de nombreuses semaines d’une intense campagne de calomnies.

Une campagne de calomnies

Agé de 38 ans, cet habile financier, originaire du canton de Vaud, a tenté de prendre la présidence du club de football de Genève. En août dernier, il obtient 36 % des actions du Servette FC, vendues par Canal +. Le Matin révèle alors que Didier Piguet est un habitué du casino de Divonne-les-Bains, en France voisine, où il y dépenserait des sommes considérables.

Le quotidien affirme également que le patron de Golden Lion SA aurait une «esclave sexuelle», appointée 12 000 francs par mois. Devant le scandale, Didier Piguet est contraint de se défaire de la plupart de ses actions du Servette, et de laisser la place à l’homme d’affaires français Michel Coencas.

D’autres rumeurs laissent entendre que le mobile de son agression par des truands marseillais ne serait pas l’argent. Bref, de victime, Didier Piguet est déjà présenté par certains comme un coupable. Il ne reste plus qu’à espérer que la vérité sortira de ce procès d’Assises.

Ian Hamel

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