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Les Brésiliens champions du monde

La joie des Brésiliens, champions du monde grâce à deux buts de Ronaldo. Keystone

Le Brésil a battu ce dimanche l'Allemagne (2-0) en finale du Mondial. Que restera-t-il de ce mois de football pour la Suisse?

Dimanche, après les deux buts de Ronaldo offrant un cinquième titre mondial au Brésil, des milliers de fans sont descendus dans les rues des grandes villes de Suisse. Portant haut les couleurs de la Seleçao. A zurich, ils étaient ainsi près de 10 000 à fêter le sacre des Auriverdes.

Mais sans équipe nationale sur le terrain, sans retransmissions télévisées, la Suisse n’était pas représentée en Corée du Sud et au Japon. Pour la seconde fois consécutive après l’échec de 1998 et sans aucune garantie d’y figurer en 2006 en Allemagne.

Mais l’apport suisse ne fut pas totalement inexistant dans les vingt villes hôtes de la Coupe du monde. Et le succès de la co-organisation ne restera pas sans conséquences pour la Suisse. Le point en quatre volets.

L’apport suisse

Président et secrétaire général de la FIFA, Sepp Blatter et Michel Zen-Ruffinen ont occupé les positions-clés de la Coupe du monde. Une fois leurs querelles provisoirement rangées, les deux Haut-Valaisans ont œuvré pour la réussite de l’événement.

Le premier en veillant à arrondir les angles entre les Japonais et les Sud-Coréens tout en s’impliquant dans les problèmes qui ont rythmé la compétition (arbitres, billetterie, aspects diplomatiques, retombées économiques).

Le second s’est efforcé, avec succès, d’organiser de main de maître cette Coupe du monde qu’il avait préparée depuis six ans.

Par ailleurs, les fonctionnaires suisses de la FIFA étaient présents en nombre dans les vingt sites japonais et sud-coréens, dirigeant les opérations quotidiennes.

L’arbitre suisse

Urs Meier a justifié sa réputation: il fait bien partie des dix meilleurs directeurs de jeu de la planète et n’a pas été choisi par hasard pour siffler des matches délicats, impliquant la Corée du Sud, pays co-organisateur.

Les joueurs «suisses»

A part le passeport, Oliver Neuville a tout d’un Suisse. Né au Tessin, ancien junior de Locarno, champion suisse avec Servette, l’attaquant de poche a pourtant passé entre les mailles des sélections suisses.

Pour le grand bonheur de l’Allemagne. Le joueur du Bayer Leverkusen a qualifié les siens contre le Paraguay (1/8e de finale, but à la 88e minute) et a offert le but de la victoire à Michael Ballack, en demi-finale.

Ailleurs, quatre Sénégalais ont fait leurs gammes en Suisse: Papa Bouba Diop et Henri Camara (Neuchâtel Xamax et Grasshopper), Malick Diop (Neuchâtel Xamax) et Pape Thiaw (Lausanne). Encore inconnus il y a un mois, Bouba Diop est devenu célèbre en terrassant la France en match d’ouverture, tout comme Henri Camara, bourreau des Suédois en 1/8e de finale avec ses deux buts.

Citons encore Ike Shorumnu, l’excellent portier du Nigeria et du FC Lucerne, ainsi que le Bâlois George Koumantarakis, qui a disputé plusieurs bouts de matches avec l’Afrique du Sud.

Les perspectives pour l’Euro 2008

Plutôt critiquée, la co-organisation d’un grand événement, même entre deux nations n’entretenant pas les mêmes relations, a finalement été couronnée de succès. A l’avenir, la FIFA n’exclut plus de renouveler l’expérience, avec quelques retouches, comme la nécessité de s’appuyer sur un seul comité d’organisation.

Dans ce contexte, la candidature austro-suisse pour l’Euro 2008 a marqué des points. Au contraire du Japon et de la Corée du Sud, l’Autriche et la Suisse ne sont pas séparées par la mer et leur entente est cordiale. Sans parler des faibles distances géographiques.

La décision sera prise le 13 décembre 2002, mais Suisses et Autrichiens ne sont pas seuls sur les rangs. Ils devront notamment contrer une candidature scandinave (quatre pays) et gréco-turque.

swissinfo/Gabriel Nadav, de Tokyo

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