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Les Suisses ne devraient jouer que les spectateurs à Lahti

Mercredi à Lahti, les skieurs en étaient encore aux entraînements. Keystone

Bien qu'improbable, un exploit suisse reste toujours possible lors des championnats du monde de ski nordique en Finlande. Tout comme l'obtention d'une ou deux très bonnes performances.

Le ciel est gris, la température à peine en dessous du zéro degré, la neige est sale, les rues et les trottoirs recouverts de plaques de glace: seule la décoration des rues principales et les numéros spéciaux de la presse finnoise l’attestent: jeudi s’ouvrent à Lahti les championnats du monde de ski nordique.

Dix-huit titres, dont six chez les dames, seront attribués d’ici à dimanche, 25 février. Une distribution à laquelle les fondeurs suisses assisteront vraisemblablement en spectateurs.

La remarque n’a rien de péjoratif. Elle relève de la réalité: les Suisses sont à la recherche de leur passé. Tout au plus peuvent-ils briguer une ou deux performances leur ouvrant les portes du «Top 15». Un podium relèverait de l’exploit.

Il s’inscrit toutefois dans le domaine du possible avec les fondeuses. Pour mémoire, elles ont en effet flirté avec le podium aux Jeux de Nagano (4e en 1998) et ont décroché un cinquième rang à Ramsau en 1999. Mais depuis, Sylvia Honegger a fait valoir sa retraite sportive.

Certes, la Valaisanne Brigitte Albrecht, la Tessinoise Natsacia Leonardi et la Grisonne Andrea Huber sont toujours présentes, fortes de leur expérience. A ces routinières s’ajoute la participation de Laurence Rochat, la fondeuse de la Vallée-de-Joux.

«Ce sont les premiers championnats du monde de Laurence. Elle ne peut pas encore prétendre remplacer Sylvia Honegger», souligne Michel Antzemberger, patron des fondeurs suisses.

Et il poursuit: «Si en relais les filles terminent dans les six premières et les garçons dans les sept, je considérerai ces performances comme de bons résultats».

Ces Mondiaux de Lathi – une cité de 90 000 âmes à 100 kilomètres au Nord de Helsinki – s’annoncent peu favorables aux Suisses, plus performants en style libre qu’en style classique (seuls les 30 kilomètres des dames et le 50 kilomètres des messieurs se skient en style libre).

Un fondeur suisse possède tout de même une belle carte à jouer: le Zurichois Burgmeister. Retardé dans sa préparation au début de saison par une opération à un coude, il semble atteindre sa meilleure forme.

Au village des athlètes, le moral des Suisses est au beau fixe. Seule ombre au tableau: l’absence de Wilhem Aschwanden. «Fortement grippé après Campra il est resté en Suisse. Il ne fera le voyage de Lahti que la semaine prochaine si son état s’améliore», précise Michel Antzemberger. L’absence du Lucernois poserait un problème à l’heure du relais, dans une semaine.

Enfin pour les spécialistes du saut et du combiné, les résultats de la saison n’incitent pas à l’optimisme. A moins que le Combier Sylvain Freiholz retrouve ses sensations de Trondheim.

En 1997 il était rentré de Norvège médaillé de bronze au tremplin de 120 mètres. La dernière médaille suisse à des Championnats du monde…

Pierre-Henri Bonvin, Lahti

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