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Neuf Suisses à la conquête de la Vuelta

Alex Zülle, qui a connu de nombreuses heures de gloire à la Vuelta, court désormais derrière ce brillant passé. Keystone Archive

Samedi à Salamanque, 189 coureurs représentants 21 équipes prennent le départ du 56ème Tour d'Espagne. Parmi eux neuf Suisses espèrent pouvoir à nouveau faire régner l'hégémonie helvétique sur l'épreuve ibérique. Comme Rominger et Zülle entre 1992 et 1997.

Au début des années nonante, Rominger, Zülle et Dufaux éclaboussent la Vuelta de leur classe. Aujourd’hui, les Suisses sont rentrés dans le rang. Alex Zülle est à la recherche de son passé. Et seuls Camenzind, les frères Zberg et Jecker semblent être en mesure d’apporter quelques satisfactions.

Samedi à Salamanque, province de Léon, le 56e Tour d’Espagne s’élance pour un périple de 2986 kilomètres. En 21 étapes et deux jours de «repos» – il s’agit de deux transferts – il rejoindra Madrid, le dimanche 30 septembre. La course se déroulera dans la moitié Nord du pays et le long de la côte méditerranéenne jusqu’à Murcie. Avant de remonter en direction de Madrid.

Six ans de domination helvétique

Seuls neuf Suisses sont au départ de cette course: Alex Zülle, Niki Aebersold, Mauro Gianetti, Rolf Huser (Team Coast), Michel Klinger (Festina), Oscar Camenzind (Lampre), Fabian Jecker (Milanezza) et les frères Beat et Markus Zberg (Rabobank).

Au cours de cette dernière décennie, les Suisses ont marqué de leurs empreintes la Vuelta. Entre 1992 et 1997 Tony Rominger – le premier Helvète à inscrire son nom au palmarès – et Alex Zülle ont ramené à cinq reprises le maillot «amarillo» à Madrid. L’apogée de ces six ans de domination a été marqué par le triplé Zülle-Dufaux-Rominger en 1996.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui? Rominger est à la retraite, Zülle et Dufaux courent après leur passé. Seul le Saint-Gallois est au départ. Il y a encore douze mois il crevait l’écran. Après avoir remporté le contre-la-montre de Malaga, il était resté huit jours leader avant de s’effondrer.

Dès lors, quel rôle est amené à jouer le Suisse de la formation allemande de Wolfram Lindner? Il devra très certainement se mettre au service de l’Espagnol Fernando Escartin, deuxième en 1997 et 1998.

Toutefois Zülle (31 ans) se doit de sauver une saison calamiteuse après avoir été écarté du Tour de France, faute de performance de son équipe. Il ne pourra se contenter d’une victoire lors du prologue et d’un hypothétique succès dans une étape contre-la-montre.

Les espoirs sur les épaules de Jecker et de Zberg

Alex Zülle probablement ravalé au rang d’équiper, Fabian Jecker et Beat, l’aîné des frères Zberg, paraissent en mesure de «jouer» le classement général. Vainqueur du Tour du Portugal, Jecker accumule les bonnes performances cette saison. Bon rouleur, bon grimpeur, cet individualiste aura pour atout une équipe dévolue à son service.

Pour sa part, Beat Zberg prend le départ conforté dans son rôle de leader. Qui plus est l’Uranais considère cette Vuelta comme un test. «Je vais l’aborder dans le but de savoir si je peux encore être compétitif dans un grand tour. Ces dernières années j’ai trop axé ma saison sur les courses d’un jour», expliquait-il au Tour de Suisse.

Préparer le championnat du monde de Lisbonne

Champion du monde en 1998 à Valkunburg, Oscar Camenzind a fini par s’aligner. Il avait pourtant laissé entendre qu’il ferait l’impasse sur la Vuelta. Or, il ne cache pas ses intentions: «Je suis là avant tout pour préparer le championnat du monde de Lisbonne». Reste à savoir si chez Lampre on partage entièrement le point de vue du Schwytzois.

Pour leur part Markus Zberg et Aebersold se limiteront à «jouer» une victoire d’étape en fonction de leur travail d’équipier et des mouvances de la course.

Les candidats à la succession de Roberto Heras sont essentiellement espagnols: Sevilla, Beloki, voir Olano. L’opposition viendra également des Italiens Simoni et Gotti.

Marco Pantani et Richard Virenque, les deux enfants terribles du peloton, sont également à suivre sérieusement. L’Italien et le Français trouvent là un terrain propice. Cette année, la Vuelta est marquée par sept étapes se terminant en montée et un seul contre-la-montre de 17,1 kilomètres à Arcalis.

Pierre-Henri Bonvin

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