Sauber à la recherche de son second souffle
Malgré un début de championnat en dents-de-scie, l'écurie suisse de F1 limite les dégâts. Dimanche au Canada, elle tentera de retrouver la sérénité.
Contraints de défendre une magnifique quatrième place acquise l’an dernier au Championnat du monde des constructeurs, Nick Heidfeld et Felipe Massa alternent le pire et le meilleur depuis le début de la saison.
Victimes d’ennuis mécaniques et d’accidents sans gravité, l’Allemand et le Brésilien se sont retrouvés immobilisés prématurément dans les paddocks à plusieurs reprises (trois pour Heidfeld et quatre pour Massa) en ce début de saison.
Des points précieux
Les deux pilotes ont cependant marqué des points précieux en Malaisie et en Espagne. A Kuala Lumpur, sous les yeux du principal partenaire de l’écurie suisse, la compagnie nationale pétrolière malaisienne Petronas, Heidfeld s’est classé cinquième et Massa sixième.
Sur le circuit de Barcelone, Heidfeld échouait au pied du podium alors que Massa signait une superbe cinquième place. La plus belle performance de sa jeune carrière. De joie, le boss Peter Sauber en avait d’ailleurs allumé un de ses fameux cigares.
Au coude à coude avec Renault
Alors que la moitié de la présente saison approche à grands pas, l’Allemand et le Brésilien peuvent encore prétendre réussir le pari fou d’égaler la performance de l’année dernière.
Quand bien même la pression et la concurrence sont au maximum. Que Felipe Massa effectue sa première saison parmi l’élite et que la C21, la nouvelle monoplace, ne tourne pas encore à plein régime.
Déjà totalement distancée par Ferrari, Williams BMW et McLaren Mercedes, l’équipe Sauber talonne en effet les Français de Renault. A Montréal, le coude à coude pressenti ente les deux formations depuis le début du championnat s’annonce d’autant plus serré.
Le circuit Gilles Villeneuve
Sur le sinueux circuit Gilles Villeneuve – baptisé ainsi après la mort du pilote québécois en mai 1982 lors des essais précédant le Grand Prix de Belgique – les pilotes de l’écurie suisse se doivent avant tout de franchir la ligne d’arrivée.
Ils ont septante tours de 4,361 kilomètres de virages très serrés pour mettre fin au doute qui les tenaille depuis leurs dernières contre-performances enregistrées en Autriche et à Monaco.
Tous deux se montrent d’ailleurs très confiants. «L’an dernier, la C20 a été très performante ici, relève Nick Heidfeld. La C21 le sera encore plus.»
Moins expérimenté et victime d’un accident spectaculaire au virage Sainte-Dévote il y a deux semaines à Monaco, Felipe Massa ne connaît pas le circuit de l’Ile Notre-Dame, sur le fleuve Saint-Laurent. «Je n’ai jamais concouru sur ce circuit. Concède le Brésilien. Mais j’apprends vite.»
swissinfo/Mathias Froidevaux
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