Semaine décisive pour le football suisse
Vendredi, la Ligue nationale décidera d'un nouveau mode de championnat, réduisant la LNA à dix équipes et faisant passer la LNB à douze.
«Ce n’est pas seulement un changement de formule, mais bien de l’arrivée d’une nouvelle philosophie qui doit réglementer le football professionnel», argumente Edmond Isoz, directeur de la Ligue nationale et partisan acharné d’une réduction de la LNA.
Année après année, depuis l’instauration de la fameuse «formule Rumo» (du nom de l’ancien président de la Ligue nationale) et la présence de la barre pour la huitième place, des voix de plus en plus fortes se faisaient entendre pour critiquer ce système unique en Europe.
Le doute n’est plus permis
Plusieurs tentatives ont échoué dans leur entreprise de mettre un terme à cette formule, ne parvenant pas à recueillir les deux tiers nécessaires des clubs de Ligue nationale. Mais cette fois-ci, le doute n’est plus permis. Ce vendredi, la majorité nécessaire sera atteinte pour enterrer la formule Rumo. Terminée la lutte pour la huitième place. Oubliée la division des points. Disparu le tour de promotion-relégation LNA/LNB.
«Le premier de LNA sera enfin et logiquement sacré champion suisse», relèvent la plupart des entraîneurs suisses, à qui personne, ou presque, n’a demandé leur avis. «Le titre sacrera la meilleure équipe sur l’année», constate Lucien Favre. Parmi les réfractaires au changement, seuls les présidents d’Yverdon, Neuchâtel Xamax et Bellinzone avouent ouvertement leur opposition.
La saison prochaine sera ainsi celle de la transition. Pour la dernière fois, la barre séparera les huit premiers des quatre derniers de LNA, au terme du tour qualificatif. Les moins bien classés devront en découdre avec les quatre premiers de LNB, mais seules deux équipes (contre quatre, actuellement) pourront rester en LNA.
La révolution en marche
La révolution est donc en marche. Pour le meilleur comme pour le pire. Pour le meilleur, vu que la nouvelle formule s’accompagnera d’exigences de la Ligue bien plus strictes en ce qui concerne les finances et les stades du pays. Neuchâtel Xamax, Thoune, Wil ou Delémont ont quelques soucis à se faire.
Pour le pire, car avec dix équipes seulement dans l’élite, ce sont des régions entières de Suisse qui ne seront plus représentées en LNA. Xamax, Lausanne, Aarau, Sion ou Lucerne sont les premiers clubs qui pourraient devenir les victimes du nouveau cap de la Ligue nationale.
swissinfo/Jonathan Hirsch
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