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Suisse-Luxembourg: un match pour beurre

Alex Frei aura-t-il encore l'occasion de laisser exploser sa joie, comme à l'issue du match aller, le 28 mars? Keystone Archive

Assommée par son cuisant échec face à la Yougoslavie et secouée par des querelles intestines, l'équipe de Suisse de Köbi Kühn se rend mercredi au Luxembourg. Sans espoirs ni pression. Une nouvelle étape débute pour les internationaux à croix blanche.

Seuls dix-sept joueurs se sont envolés, mardi matin, à destination du Luxembourg. L’entraîneur de l’équipe nationale n’a en effet pas jugé opportun de faire appel à d’éventuels papables pour palier les défections surprises d’Henchoz et Chapuisat. Et celles prévues d’Hakan Yakin, suspendu, et Wicky blessé.

A cela s’ajoute, la défection définitive du gardien Marco Pascolo qui a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale. Ce retrait n’a rien à voir avec la crise qui traverse la Nati. C’est donc le gardien de Borussia Mönchengladbach, Jörg Stiel, qui prendra sa place dans les buts.

Une flamme éteinte

Une victoire face à l’équipe du Grand-Duché ne saurait, de toute manière, pas raviver la flamme qui s’est éteinte samedi avec les projecteurs du stade Saint-Jacques de Bâle.

Synonyme de fin des espoirs de qualification pour le Mondial 2002, la défaite contre la Yougoslavie a eu raison de la volonté de Köbi Kühn d’insuffler une dynamique familiale au sein de son groupe. Le «FC Suisse» est mort avant d’avoir existé.

Unis dans la victoire, égoïstes dans la défaite. Le leitmotiv n’est pas propre aux joueurs suisses. Il n’aura cependant pas fallu longtemps pour que le nouveau sélectionneur national en fasse la cruelle expérience. «Coupable» d’avoir osé laisser sur le banc des remplaçants de luxe.

Préparer des lendemains qui chantent

Face au Luxembourg, seule équipe du groupe à ne compter encore aucun points, la Suisse doit d’ores et déjà essayer de se préparer à des lendemains meilleurs.

Car mis à part Saibene (ancien joueur d’Aarau) et Strasser (Kaiserslautern) l’équipe du Grand-Duché ne compte pas d’individualités capables d’inquiéter la Suisse. La victoire helvétique au Hardturm en mars (5-0) est là pour le prouver.

Eliminés de la course au prochain Mondial, Köbi Kuhn et ses hommes ont désormais tout le temps de trouver l’amalgame. Le style «Köbi» qui a si bien marché avec les sélections juniors. Avec pour prochain rendez-vous la qualification pour l’Euro 2004. Et avec l’espoir de voir le temps se transformer enfin en allié.

Mathias Froidevaux

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