UMTS en Suisse: Tele Danmark plaide non coupable
Tele Danmark, actionnaire majoritaire de Sunrise/diAx, ne s'est pas entendu avec Deutsche Telekom avant les enchères pour les licences de téléphonie UMTS en Suisse. Il a clarifié sa position dans une lettre à l'Office fédéral de la communication (OFCOM).
La semaine dernière l’OFCOM avait demandé à l’opérateur danois une prise de position dans les meilleurs délais au sujet des rumeurs d’une prise de participation illégale de Deutsche Telecom dans Tele Danmark.
La réponse sera transmise vendredi à l’OFCOM, a indiqué jeudi Max Stougaard, porte-parole de Tele Danmark. Dans sa lettre, la société affirme qu’il n’y a pas eu de tractations avec Deutsche Telekom ni avant, ni après la mise aux enchères des quatre licences de téléphonie mobile de 3e génération (UMTS) en Suisse.
Selon Gitte Forsberg, General Counsel et Senior Vice President de Tele Danmark, «il n’y a eu de contact d’aucune sorte au sujet des rapports de participation dans Tele Danmark, pas plus qu’au sujet des licences UMTS en Suisse ou de Sunrise/diAx».
Trois jours avant le début des enchères, le géant allemand s’était retiré de la course. Le jour même du début prévu des enchères, soit le 13 novembre dernier, les opérateurs zurichois Sunrise et diAx avaient ensuite annoncé leur fusion sous l’aile de Tele Danmark. Ces mouvements avaient alimenté des rumeurs d’ententes illicites.
En menant des pourparlers préliminaires, les différents acteurs auraient contrevenu aux règles de la vente aux enchères, pour le respect desquelles l’OFCOM est responsable. Le cas échéant, la sanction pourrait aller jusqu’au retrait de la licence octroyée à dSpeed, filiale de diAx.
A l’arrière plan de cette polémique figurent d’autres rumeurs qui prêtaient à la société américaine SBC l’intention de se séparer de sa participation de 42 pour cent dans Tele Danmark. Dans la foulée, Deutsche Telekom avait été cité comme repreneur potentiel. Ces allégations «sont dénuées de tout fondement», certifie Max Stougaard.
Par ailleurs, la question de suppressions d’emploi liées à la fusion Sunrise/diAx est entre-temps apparue. Selon la revue «Computerworld Schweiz», jusqu’à 800 postes pourraient passer à la trappe.
Monika Walser, porte-parole de Sunrise/diAx, a admis que certains doubles-emplois seront éliminés. Elle réfute toutefois catégoriquement le chiffre de 800 emplois qui a été avancé. Ce n’est qu’au début février, au plus tôt, que l’opérateur aura une première vue d’ensemble, a-t-elle ajouté.
«Nous voulons nous développer avec Sunrise/diAx, ce qui implique davantage de personnel», affirme de son côté Max Stougaard. Des décisions sur d’éventuelles suppressions de postes dans le sillage de la fusion ne sont pas encore tombées. Le nouveau patron de Sunrise/diAx, Kim Frimer, est actuellement en train d’examiner la situation, a-t-il ajouté.
swissinfo avec les agences
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