Une délégation de parlementaires du Conseil de l’Europe dans le Caucase
Les députés européens - dont le Suisse Andreas Gross - doivent se rendre dans les territoires tchétchènes contrôlés par l’armée russe afin de se faire une idée plus précise de ce qui se passe véritablement en vue d'éventuelles sanctions contre la Russie.
Les députés européens – dont le socialiste suisse Andreas Gross – doivent se rendre dans les territoires tchétchènes contrôlés par l’armée russe. Ils veulent se faire une idée plus précise de ce qui se passe véritablement sur le terrain en vue d’éventuelles sanctions contre la Russie.
C’est au moment où les bombardements russes sur Grozny ont atteint leur paroxysme que lord Russell-Johnston, le président de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a foulé le sol caucasien. C’est que Moscou ne fait pas grand cas de cette énième visite officielle en zone turbulente et les militaires ont poursuivi leur pilonnage destructeur sans prêter la moindre attention à la délégation européenne.
Après les déplacements sur le terrain de missions du Haut commissariat aux réfugiés et de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, les autorités russes ont en effet constaté l’absence de mesures ou de sanctions prises à leur encontre. A quoi bon donc s’inquiéter de cette visite en terre caucasienne des membres du Conseil de Europe?
Du coup, Moscou a décidé de jouer cartes sur table affirmant n’avoir rien à cacher. C’est d’ailleurs le message qu’a voulu faire passer le président par intérim Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec le président de l’assemblée parlementaire. Un tête-à-tête de trois heures beaucoup plus long que prévu donc qui a fortement impressionné les membres de la délégation européenne, a-t-on confié dans leur entourage.
Lord Russell-Johnston qui dès son arrivée à Moscou n’avait pas hésité à parler d’une éventuelle suspension de la Russie au sein du Conseil de l’Europe, a depuis calmé ses ardeurs se contentant de demander du bout des lèvres aux autorités russes de décréter si possible un nouveau cessez-le-feu.
Mathieu Jego
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