Une grâce présidentielle de dernière minute pour Marc Rich
L'homme d'affaires suisse Marc Rich a bénéficié in extremis du droit de clémence de Bill Clinton, selon la chaîne d'informations en ligne CNN. Amnistié samedi, il figure parmi environ 400 personnes graciées durant les huit ans de présidence du démocrate.
L’homme d’affaire zougois avait fait l’objet en 1983 d’un jugement pour fraude fiscale, faux, crime organisé et commerce avec l’ennemi. Mais les autorités suisses avaient rejeté une demande d’extradition en 1984.
En 1992, le démocrate Bob Wise, alors président de la Chambre des représentants, avait estimé que M. Rich était «l’un des plus grands fraudeurs du fisc de l’histoire des Etats-Unis».
A quelques heures de son départ de la Maison Blanche, le président Clinton a également gracié 139 autres condamnés. Parmi eux figurent Susan McDougal, personnage clef du scandale du Whitewater, Patricia Hearst Shaw, riche héritière et révolutionnaire repentie, et le demi-frère du président Roger Clinton, un musicien détenu pour des infractions à la loi sur les stupéfiants.
L’ancien directeur de la CIA John Deutch a lui aussi été amnistié. Il était accusé d’avoir conservé des documents secrets dans son ordinateur personnel. En revanche, M. Clinton a renoncé à gracier l’amérindien Leonard Peltier, le financier Michael Milken, accusé de fraude à Wall Street ainsi que l’espion israélien Jonathan Pollard.
La grâce présidentielle rétablit les personnes condamnées dans tous leurs droits civiques.
swissinfo avec les agences
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