Une nouvelle présidente pour la Commission fédérale des étrangers
Le gouvernement a nommé, mercredi, Rosemarie Simmen au poste de présidente de la Commission fédérale des étrangers. La démocrate-chrétienne soleuroise devra régler la crise suscitée par le rattachement de la Commission au Département de Ruth Metzler.
Le gouvernement a nommé, mercredi, Rosemarie Simmen (photo) au poste de présidente de la Commission fédérale des étrangers. La démocrate-chrétienne soleuroise devra régler la crise suscitée par le rattachement de la Commission au Département de Ruth Metzler.
La ministre de Justice et Police l’avait annoncé sèchement: pas question de renoncer à l’intégration de la Commission fédérale des étrangers à l’Office fédéral des étrangers.
Résultat: quinze des vingt-sept membres de la Commission, dont le président, le vice-président, les représentants des syndicats et des communautés étrangères, avaient démissionné, en espérant que Ruth Metzler ferait machine arrière.
Mais, pour toute réponse, la conseillère fédérale avait affirmé que les démissionnaires seraient très rapidement remplacés. Et c’est, en partie, chose faite aujourd’hui, avec la nomination de deux proches de Ruth Metzler. A savoir, Rosemarie Simmen et Walter Schmidt.
En partie, seulement, parce que les autres démissionnaires, eux, ne seront pas remplacés avant la fin du mandat de la Commission, soit avant le début de l’année prochaine. Qui plus est, ils ne seront pas remplacés aux fonctions qu’ils occupaient, puisque Ruth Metzler a, d’ores et déjà, annoncé que la composition de la Commission devrait être sérieusement revue à la baisse.
La restructuration se fera donc tranquillement, sous la houlette du Département fédéral de Justice et Police, et n’entrera en vigueur qu’en l’an 2001. D’ici là, la Commission risque de fonctionner. Mais de façon bancale. D’autant plus que la Commission ne bénéficiera officiellement d’aucun budget jusqu’à l’entrée en vigueur, en octobre, de la nouvelle ordonnance.
Cette ordonnance prévoit d’allouer 5 millions de francs par an au fonctionnement de la Commission. Une somme jugée dérisoire par les démissionnaires. Mais que la conseillère fédérale Ruth Metzler n’entend pas augmenter, pour l’heure. C’est-à-dire, tant que la nouvelle Commission n’aura pas prouvé qu’elle a vraiment besoin de crédits additionnels.
Catherine Miskiewicz
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