Aujourd’hui en Suisse
Chères et chers Suisses du monde,
Terrorisme et avions de combat sont au cœur des débats du nouveau Parlement. Le gouvernement souhaite élargir la panoplie des outils pour surveiller les personnes soupçonnées de terrorisme. Les ONG tirent toutefois la sonnette d’alarme: les mesures vont trop loin. Quant aux avions de combat, quatre concurrents tentent encore de séduire l’armée helvétique.
Bonne lecture et salutations pluvieuses de Berne,
Mieux surveiller les potentiels terroristes. C’est l’objectif de la loi discutée ce lundi au Parlement. Attention aux dérives, mettent en garde des organisations non gouvernementales.
La nouvelle loi donnerait davantage d’outils à la police fédérale pour prendre des mesures à l’encontre d’une personne montrant des signes de radicalisation: l’assigner à domicile, lui interdire de quitter la Suisse ou d’avoir des contacts avec certains individus.
Ces mesures sont «disproportionnées» et peuvent être «prises sur la base de simples soupçons», critique la section suisse d’Amnesty International. Qui plus est, elles pourraient être prises à l’encontre de mineurs, ce qui est contraire à la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant.
- Lire l’article complet de ma collègue Marie Vuilleumier
- Le projet du gouvernementLien externe sur les sites de la police fédérale
- Pourquoi Amnesty International est-elle contre ce projet? Lire l’argumentaireLien externe.
Autre enjeu de taille ce lundi au Parlement: l’achat de nouveaux avions de combat. Les députés de la Chambre basse examineront le budget nécessaire (une enveloppe de 6 milliards) à leur acquisition. Plusieurs concurrents se pressent au portillon.
La France parviendra-t-elle à vendre son Rafale à la Suisse pour remplacer ses avions de combat? Trois autres concurrents sont en lice: l’Allemagne veut séduire les Helvètes en vendant l’Eurofighter fabriqué par Airbus. Et si cette «Europe de la défense» n’intéresse pas la Suisse, elle peut encore choisir entre deux chasseurs américains.
La question va bien au-delà d’un simple achat d’avions. Il y a aussi une dimension diplomatique. Pour le chargé du dossier côté français, Thierry Carlier: «Qu’un pays ami acquière un système qui est le même que celui de la France permet de développer des partenariats très importants.»
- En savoir plus en découvrant le long format de la RTSLien externe
- Le reportageLien externe du journal le Temps avec les militaires qui manœuvrent ces avions
- Relire l’article de mon collègue Marc-André Miserez sur le film qui raconte la bataille du Gripen, l’achat d’avions de combat refusé par le peuple en 2018
Ce pourrait être un thriller. Depuis samedi, il passionne les médias. Ce jour-là, un échange de prisonniers entre les États-Unis et l’Iran a eu lieu sur le tarmac de l’aéroport de Zurich. La Suisse a proposé ses bons offices dans ce dossier.
Ils ont rejoint leurs proches: le chercheur sino-américain Xiyue Wang, détenu en Iran depuis trois ans, et le professeur Massoud Soleimani, détenu aux États-Unis depuis octobre 2018. Des photos immortalisent ce dénouement heureux.
La Suisse a été remerciée pour son travail de médiation par Washington et Téhéran. Les relations entre l’Iran et les États-Unis se sont gravement détériorées depuis mai 2018 lorsque le président américain Donald Trump a retiré son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien, avant de rétablir unilatéralement des sanctions économiques contre Téhéran.
- La réactionLien externe de l’ambassadeur américain en Suisse Edward Mc Mullen sur la RTS
- Sur Twitter, les remerciements du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à la Suisse
- L’article de la NZZLien externe sur le sujet (en allemand)
En 2019, l’homophobie est-elle une opinion ou un délit? C’est en substance la question qui sera posée au peuple suisse le 9 février 2020. Les milieux ultraconservateurs ont déposé un référendum contre une nouvelle norme pénale criminalisant l’homophobie.
Cible régulière de discriminations ou de violences, la communauté LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer et intersexuées) est protégée par une loi spécifique contre l’homophobie dans de nombreux pays d’Europe. La Suisse en revanche n’a pas légiféré en la matière.
Deux comités mènent la campagne contre la norme qui pénalise l’homophobie. Ils estiment notamment qu’il est légitime de refuser, pour des raisons de conscience, de louer une chambre à un couple homosexuel. Ou qu’un boulanger refuse de lui faire un gâteau de mariage.
- L’essentiel de la votation du 9 février avec notre article sur le sujet
- Pourquoi les milieux ultraconservateurs ont-ils lancé le référendum? Mon interview avec Marc Früh de l’Union démocratique fédérale
- Consulter notre dossier spécial : être LGBTIQ en Suisse avec des histoires de vie et des témoignages
🎄 CALENDRIER DE L’AVENT 🎄
Jusqu’à Noël, nous vous offrons chaque jour une spécialité d’un canton différent. Un petit morceau de la Suisse, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.
En ce lundi nous vous proposons deux recettes : la saucisse à rôtir de St-Gall et la crème au jus de pomme de Thurgovie.🌭🍏
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