Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne. Une nouvelle fois, c’est le match inamical «Greta-Roger» qui fera notre Une du jour. Un indice: le camp de la petite Suédoise semble prendre l’avantage.
Bonne lecture!
Comme nous vous le disions déjà la semaine dernière, c’est le choc des légendes entre Greta Thunberg et Roger Federer. Une formule certes peut-être exagérée, mais finalement pas si loin de la réalité. En tout cas, l’affaire passionne les médias, tant en Suisse qu’à l’étranger.
On s’en souvient, des écologistes de Lausanne Action Climat avaient lancé sur Twitter une opération pour dénoncer les investissements de Credit Suisse dans les énergies fossiles. Ambassadeur de la grande banque, Roger Federer avait été directement interpellé par les écologistes, notamment par Greta Thunberg.
Depuis, les choses ont évolué. Présent à Melbourne pour le Grand Chelem d’Australie, Roger Federer a dû répondre aux critiques. Sur la défensive, le champion de tennis a promis d’évoquer le thème de l’environnement et a dit apprécier les rappels sur ses responsabilités.
En Suisse, la justice a acquitté lundi de jeunes activistes qui avaient justemetn occupé les locaux de Credit Suisse pour y simuler un match de tennis. Les juges ont considéré que l’urgence climatique justifiait ce coup d’éclat. Mais l’avenir de la Planète peut-il justifier des actions illégales? Le verdict divise et passionne.
- Les réactions des médias dans une revue de presse de swissinfo.ch
- La réponse de Roger FedererLien externe sur le site du Matin.ch
- La réponse de Roger FedererLien externe dans un reportage du Téléjournal
- L’acquittement des activistes dans un reportageLien externe du Téléjournal
- Galvanisés, les activistes s’en sont pris jeudi après-midi à UBS à Lausanne, révèle le quotidien vaudois 24 heuresLien externe
Climat toujours, on s’achemine peut-être vers un nouveau scandale du diesel. Largement reprise dans la presse européenne et suisse, une étude de l’ONG européenne Transport et Environnement démontre que ces véhicules continuent de poser un gros problème en raison de leurs émissions de particules fines.
Il y a quelques années, des constructeurs de diesel avaient été pris la main dans le sac. Certains truquaient les tests pour diminuer fictivement le niveau de rejet des émissions. À la suite du scandale et des énormes amendes infligées par les autorités, le diesel avait tenté de se refaire une bonne image grâce à de nouvelles technologies destinées à diminuer les particules polluantes.
Mais une étude effectuée sur des véhicules diesel très populaires en Europe montrent que des pics extrêmement élevés de particules sont évacués tous les 400 à 500 km, lorsque les moteurs nettoient automatiquement leur filtre. Et bien évidemment, cette espèce de «dégazage» n’est pas pris en compte lors des tests d’homologation.
Le diesel n’étant pas fiscalement favorisé en Suisse, ce type de motorisation a toujours été minoritaire en Suisse. Un pic avait été atteint en 2016, avec une part de 39,2% des voitures neuves vendues en Suisse. Depuis, cette part est repassée sous la barre des 30%.
- Le résumé de l’affaireLien externe en son et en texte sur le site de RTS info
- En 2017, swissinfo.ch parlait de l’avenir assez compromis du diesel en Suisse
- Un autre article d’archive de swissinfo.ch sur les problèmes du diesel
La terre tremble de plus en plus en Suisse. L’an dernier, 1670 séismes y ont été répertoriés; un record. Comme d’habitude, c’est en Valais que la population a ressenti le plus de tremblements de terre. Environ 2000 annonces de ressenti y ont été reçues.
Question intensité, la secousse la plus puissante ressentie était d’une magnitude de 4,2 sur l’échelle ouverte de Richter. Fort heureusement, l’activité sismique n’a pas provoqué de victimes en Suisse.
On n’avait encore jamais enregistré autant de séismes depuis le début de la surveillance moderne de l’activité sismique, en 1970. Le record de l’année dernière s’explique par une activité sismique particulièrement élevée, mais aussi par la densité croissante et la modernisation du réseau de mesure, explique le Service sismologique suisse.
- Le pointLien externe sur l’activité sismique de 2019 sur le site de RTS info
- Le Service sismologique suisseLien externe répertorie toutes les secousses en Suisse
- Article d’archive de swissinfo.ch sur les risques sismologiques en Suisse
Pour terminer cette sélection du jour, nous vous proposons le portrait d’une des nouvelles têtes sous la coupole fédérale. Il s’agit aujourd’hui de la conseillère nationale bernoise Tamara Funiciello.
Élue lors des dernières fédérales d’octobre dernier, Tamara Funiciello est une personnalité très clivante. Syndicaliste, féministe, bisexuelle, l’ancienne présidente des Jeunes socialistes a fait de la provocation une marque de fabrique. Au point d’avoir été qualifiée de «femme la plus détestée de Suisse» par un quotidien alémanique.
Admirée ou haïe, Tamara Funiciello ne laisse en tout cas que rarement indifférent. Pour faire mieux la connaissance de cette nouvelle venue sous la Coupole, je nous conseille donc la lecture d’un portrait réalisé par notre correspondante au Parlement, Katy Romy.
- Le portait de Tamara Funiciello sur swissinfo.ch
- Le dossier élections 2019 de swissinfo.ch
- La RTS propose elle aussi le portraitLien externe des nouveaux venus sous la Coupole
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