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1er mai 2020

Aujourd’hui en Suisse

Bonjour, chers lecteurs de Suisse et du monde

C’est Marc-André à Fribourg, qui n’a pas vu passer le cortège du 1er Mai sous ses fenêtres. Et pour cause, il était surtout sur internet.

En ce temps de pandémie, tout est chamboulé. Ainsi, le monde connaît une crise pétrolière à l’envers: au lieu de s’envoler, le prix du baril s’effondre… mais pas celui du litre de sans plomb à la pompe.

Et puis, vous retrouverez dans ce briefing le témoignage poignant d’un des patients français du covid-19 accueilli en Suisse. Aujourd’hui, il est sauvé et reconnaissant.

Excellente lecture,

1er mai 2020
Keystone / Georgios Kefalas

Là où les patrons, les fascistes et les guerres avaient toujours échoué, le coronavirus a réussi: le 1er Mai s’est fait sans cortège. Même si le mouvement ouvrier n’est pas particulièrement fort en Suisse, la Fête du travail y a pourtant été célébrée sans interruption depuis 130 ans.

La Suisse a été plus ou moins épargnée par les conflits et les bouleversements politiques du 20e siècle. Et même si pendant la Seconde Guerre mondiale, la manifestation s’est parfois tenue en salle pour éviter des frictions avec les régimes fascistes des pays voisins, elle a toujours été au rendez-vous.

À partir des années 60, les manifestations se sont ouvertes à d’autres revendications que celle de la classe ouvrière. On a vu fleurir les mouvement étudiants, féministes, tiers-mondistes, puis écologistes, dans une grande fête populaire.

2020 restera comme la première Fête du travail virtuelle. Syndicats et mouvements divers ont rivalisé d’ingéniosité pour réunir les manifestants sur internet. Et ils ne sont pas les seuls: avant eux, les militants du climat notamment en avaient fait autant.

  • L’article de mon collègue Andrea Tognina, avec une galerie de photos historiques
  • Fête du travail ou du télétravail? Le 1er Mai confiné dans le monde, en imagesLien externe compilées par la RTS
  • Certains n’ont pas hésité à braver l’interdiction de manifester, y compris des casseursLien externe
pompe à essence
© Keystone / Christian Beutler

Avec le confinement et le ralentissement de l’économie, le monde consomme un tiers de pétrole en moins. Du coup, les prix s’effondrent sur les marchés du brut, mais pas vraiment à la pompe.

Aux États-Unis, on a même vu des producteurs payer les acheteurs pour leur prendre quelques barils. Pour la première fois, le monde vit une crise pétrolière de surproduction. Et les prix s’effondrent.

À la pompe, le consommateur aussi a remarqué une chute, même si elle est nettement moins spectaculaire. En Suisse actuellement, le litre se paye en moyenne 1,42 francs, contre 1,67 en avril de l’année dernière.

Les chances de voir ce prix baisser encore sont toutefois minces. En Suisse, où l’essence est une des plus chères d’Europe, le pétrole brut ne représente que 15 à 20% du prix final, le reste étant constitué par les taxes et les frais de raffinage.

soins intensifs
© Keystone / Salvatore Di Nolfi

Il est un des malades français du coronavirus soignés en Suisse. Après 16 jours de lutte contre la mort, cet homme de 67 ans témoigne de son combat, et de sa reconnaissance.

Pour la minorité de patients qui développent des symptômes sévères, le Covid-19 est une sale maladie. Jean-Paul est resté 16 jours aux soins intensifs à Fribourg, sous respirateur artificiel, comme «tombé dans un grand trou noir».

D’abord hospitalisé à Colmar, il n’a aucun souvenir de son transfert en Suisse. Depuis la mi-mars, le pays a accueilli 49 patients de l’Est de la France, très sévèrement touché par la pandémie.

Aujourd’hui tiré d’affaire, il tient à exprimer toute sa gratitude envers le personnel soignant qui s’est occupé de lui, en Suisse comme en France. Il remercie également les politiciens de s’être investis pour faciliter le transfert de patients entre pays.

  • L’article de mes collègues Katy Romy et Samuel Jaberg
  • Le témoignage d’une coiffeuse sur le retour à la (presque) normalité après le confinement
  • Notre dossier – toute l’actualité du coronavirus en Suisse
Le Temps
© Keystone / Jean-christophe Bott

Le quotidien Le Temps bientôt racheté par des riches mécènes? Non pas pour le démanteler ou en faire un centre de profits, mais pour lui assurer un avenir durable et de qualité. C’est une info exclusive de la RTS.

La Fondation Aventinus peut compter sur l’appui de trois mécènes culturels parmi les plus riches de l’arc lémanique. Pour l’instant, elle s’est fait connaître par une prise de participation de 5% au capital du site Heidi.news à Genève. Mais le projet du Temps est d’une toute autre envergure.

Acheteurs et vendeur potentiels se refusent pour l’heure à tout commentaire. Mais les discussions seraient engagées depuis plusieurs mois avec la direction du groupe Ringier Axel Springer, actionnaire majoritaire du Temps.

Pas d’inquiétude au sein de la rédaction du Temps. La perspective d’un rachat par des mécènes décidés à investir dans la durée est plutôt bien perçue.

L’articleLien externe de RTS Info

Le siteLien externe du quotidien Le Temps

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Modéré par: Emilie Ridard

Le gouvernement de votre pays de résidence déconseille-t-il aux grands-parents de garder leurs petits-enfants (comme en Suisse et en Allemagne)?

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