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Bâle accueille un congrès mondial d’agriculture biologique

Le ministres des affaires étrangères Joseph Deiss et l'ancien conseiller fédéral Otto Stich à l'ouverture du congrès de Bâle, en admiration devant une pomme bio. Keystone

L´agriculture bio, ce n´est pas seulement une production respectueuse de l´environnement, c´est aussi un travail qui mérite reconnaissance. Voilà l´un des messages adressés par Joseph Deiss aux experts internationaux réunis cette semaine à Bâle.

C’est en effet sur les bords du Rhin qu’un bon millier de spécialistes du mouvement bio mondial ont choisi cette année de se donner rendez-vous pour discuter de divers aspects et enjeux de l’agriculture biologique. Entendez par là les systèmes de culture qui privilégient les critères du développement durable.

D’ailleurs, dans son discours marquant l’ouverture de cette 13e conférence scientifique de la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique, le ministre suisse des Affaires étrangères, Joseph Deiss, n’a pas manqué de souligner les différentes composantes environnementales, économiques et sociales de cette approche retrouvée de la production alimentaire.

Rappelant, pour illustrer son propos, les profondes mutations que connaît la paysannerie suisse depuis une décennie, Joseph Deiss insiste sur «la nouvelle ligne directrice qui prône une écologisation de l’agriculture et laisse de côté l’accroissement pur de la production» et sur la nécessité de passer «de simples mesures de protection à des incitations économiques».

L’effort d’adaptation consenti par les agriculteurs est aujourd’hui visible. Il existe actuellement en Suisse plus de 5000 exploitations agricoles biologiques occupant un peu plus de 8 pour cent de la surface agricole utile du pays. Cette proportion atteint même les 40 pour cent dans le canton des Grisons. A l’inverse, les exploitations romandes ne représentent qu’un petit dixième des fermes suisses.

Ce virage décisif demandé aux agriculteurs appelle cependant des options politiques et économiques encore plus larges. Pour Joseph Deiss, «l’agriculture doit elle aussi faire l’objet de normes internationales de durabilité» et de critères en matière d’environnement qui auraient l’aval de l’Organisation mondiale du commerce.

Il ne suffit pourtant pas de protéger l’environnement et de faire en sorte que l’agriculture soit économiquement viable. Il convient également de «valoriser davantage le travail des agriculteurs dans le monde entier». Et le ministre de rappeler que bon nombre d’expériences et de pratiques traditionnelles nous viennent des pays en développement: «grâce à un savoir engrangé au contact de la nature, ils ont réussi à préserver bien des choses».

L’une des tâches qui incombe à une Fédération comme celle qui tient congrès ces jours-ci à Bâle, c’est justement de jeter des ponts entre les savoir-faire paysans et les connaissances nouvelles accumulées par les chercheurs. Tout en soutenant le développement de systèmes locaux et régionaux autonomes, cette organisation faîtière mondiale de l’agriculture biologique veut aussi une plate-forme d’échanges internationaux. Elle regroupe aujourd’hui plus de 700 organisations dans une bonne centaine de pays.

Bernard Weissbrodt

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