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L’atome militaire russe à la poubelle

La centrale de Seversk est un des trois sites nucléaires russes à démanteler. (Image: www.dtra.mil) www.dtra.mil

Des experts nucléaires russes, américains et européens se sont retrouvés discrètement deux jours durant à Spiez, dans l’Oberland bernois.

Rencontre purement technique, centrée sur le démantèlement des trois derniers réacteurs militaires de l’ancienne URSS.

Au temps de la guerre froide, l’URSS avait construit 13 centrales nucléaires pour produire le plutonium nécessaire à son arsenal atomique. Aujourd’hui, trois seulement sont encore en service.

Si on ne sait pas grand chose sur la manière dont les dix autres ont été arrêtés, le fait est que ces trois derniers réacteurs – situés dans des endroits reculés de Sibérie – ne répondent pas du tout aux normes internationales.

Ainsi, ils déversent par exemple leurs eaux de refroidissement directement dans les rivières, avec les suites que l’on imagine en termes de pollution radioactive.

La promesse américaine…

Le gouvernement russe n’utilise plus ces centrales à des fins militaires. Mais par contre, elles fournissent toujours chaleur et électricité à leurs villes et régions respectives.

S’il est impératif de les démanteler – pour des raisons de sécurité –, il faudra malgré tout absolument les remplacer. Par des centrales au fuel.

Selon le quotidien fribourgeois La Liberté, qui donne ces informations dans son édition de vendredi, ce remplacement a été devisé en 2003 à 500 millions de dollars. Auxquels il faut ajouter environ 75 millions pour la mise hors-service des trois centrales.

A la chute de l’URSS, le gouvernement de Washington avait signé des accords pour aider la Russie dans cette tâche. Mais aujourd’hui, la situation budgétaire s’est dégradée et les Américains peinent à tenir leur promesse.

…et les bons offices suisses

A en croire le chef de l’information du ministère suisse des affaires étrangères toutefois, ce n’est pas pour parler gros sous que des experts russes, américains et européens se sont retrouvés mardi et mercredi derniers au Laboratoire de Spiez.

«C’était une réunion purement technique, demandée par les Etats-Unis et la Russie déclare Ivo Sieber à swissinfo. Nous avons simplement offert nos bons offices pour l’organiser».

Si Spiez, siège de l’Institut suisse pour la protection contre les menaces et les risques atomiques, biologiques et chimiques, semble un cadre idéal pour une telle réunion, les experts de la maison n’y ont apparemment joué aucun rôle.

Quant aux résultats des discussions, Ivo Sieber n’en soufflera mot.

swissinfo et les agences

Le Laboratoire de Spiez s’occupe des effets résultants des menaces et des risques atomiques, biologiques et chimiques, ainsi que de la protection qui y est associée.
Avec ses connaissances techniques, il soutient les activités de la Suisse dans le domaine des contrôles de l’armement et des mesures pour le maintien de la paix.

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