La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Les PME jouent la carte de l’ouverture

Les têtes pensantes de l'USAM en renfort aux bilatérales. Keystone Archive

L’Union suisse des arts et métiers (USAM) appuie les bilatérales II avec l’UE et la libéralisation du marché de l’électricité. Et refuse tout nouvel impôt.

Cette organisation faîtière représente les intérêts des PME, soit l’essentiel du tissu économique helvétique.

Fini les stricts intérêts corporatistes. L’USAM parie sur le libéralisme et l’ouverture pour faire face aux défis économiques du pays. Et pour casser une réalité vécue: la Suisse comme un îlot de cherté.

«L’existence de la Suisse dépend, en tant que petite économie ouverte, d’un marché libre et sans heurts avec l’étranger et en particulier avec l’Union européenne», a lancé le président de l’organisation Edi Engelberger lors de sa conférence annuelle.

Autrement dit, l’USAM combattra tout ce qui pourrait menacer les bilatérales (accords signés avec l’Union européennes/votation fédérale prévue cette année). Elle se dit même prête à soutenir des mesures d’accompagnement supplémentaires – mais minimales – destinées à éviter le dumping salarial (libre circulation des travailleurs).

Couper dans les dépenses

Pour cette année, l’organisation attend une croissance très modérée de l’économie et un taux de chômage relativement stable. Ce qui ne lui plaît pas.

Améliorer cette situation passe par un assainissement des finances de l’Etat, estime l’USAM. La méthode: couper dans les dépenses plutôt qu’augmenter les impôts.

«Il n’est pas possible de voir année après année les dépenses de l’Etat augmenter plus que le produit intérieur brut: elles doivent être déterminées en fonction des moyens à disposition, et non l’inverse», plaide Edi Engelberger.

Les économies doivent aussi toucher les assurances sociales. A cet égard, l’organisation se dit déçue par le projet d’assainissement de l’assurance invalidité axé sur de nouvelles recettes.

Elle annonce aussi qu’elle combattra – au besoin par référendum – tout relèvement des allocations familiales, et donc l’idée d’allocations fédérales pour enfants.

Pour des réformes courageuses

«Nous voulons des réformes courageuses dans les domaines toujours très réglementés. Il ne doit plus y avoir de domaine tabou, de l’agriculture au marché de l’électricité jusqu’à la coopération au développement», martèle Edi Engelberger.

En clair, l’USAM veut davantage de concurrence. Elle appuie la révision de la loi sur le marché intérieur et la loi renforcée sur les cartels. Elle se battra aussi en faveur de la libéralisation du marché de l’électricité et pour l’ouverture dominicale des commerces dans les gares et les aéroports (contestée par référendum). L’USAM plaide même pour une extension mesurée de ces ouvertures à d’autres zones.

Autre cheval de bataille, plus traditionnel celui-là: la bureaucratie et les charges frappant les PME. L’USAM annonce vouloir combattre la croissance de la première. Elle plaide surtout pour une véritable réforme de l’imposition des entreprises.

swissinfo et les agences.

Sont considérées comme PME les entreprises qui occupent moins de 250 personnes.
87,9% des PME ont même moins de 10 employés.
En Suisse, les PME représentent 99,7% des entreprises privées et donnent du travail à 66,8% de la population active.
Fondée en 1879, l’Union suisse des arts et métiers (USAM) réunit aujourd’hui 210 associations professionnelles.

– La politique économique de l’USAM:

– Finances publiques: couper dans les dépenses plutôt qu’augmenter les ressources.

– Assurances sociales: refus de toute extension de l’Etat-social.

– Réformes structurelles: décisions courageuses attendues surtout dans les secteurs très réglementés.

– Aucun tabou: libéralisation du marché de l’électricité et dans l’agriculture, renforcement de la loi sur les cartels.

– Appui inconditionnel apporté aux Bilatérales I et II.

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision