UBS Warburg et CSFB au coeur d’une tourmente asiatique
Une nouvelle vague de restructurations ébranle l'Asie. UBS Warburg et Credit Suisse First Boston (CSFB) sont les plus impliquées dans cette lame de fond.
Ces deux grandes banques d’investissement sont en effet engagées dans un mouvement de fusions et d’acquisitions qui est en train de transformer, de fond en comble, le paysage industriel asiatique.
Le ralentissement de l’activité aux Etats-Unis et en Europe, la récession au Japon, forcent les entreprises asiatiques à se soumettre à une nouvelle cure de restructurations. Et les banques d’affaires des deux groupes financiers suisses trouvent en Asie un terrain à leurs activités parmi les plus profitables.
Leur survie est en jeu
Peter Burnett note que le concept de fusions et d’acquisitions ne se limite plus aux secteurs des télécoms et des banques. Selon ce responsable de UBS Warburg pour l’apport de financement aux entreprises en Asie, l’ensemble des économies asiatiques commence à en être imprégnée.
Son collègue Steve Sun ajoute que les entreprises de la région, moyennes ou grandes, ne résistent pas au changement lorsqu’elles prennent conscience que leur survie est en jeu.
En 2000, le volume des fusions et acquisitions en Asie a doublé à 187 milliards de dollars par rapport à 1999. UBS Warburg et Credit Suisse First Boston ont figuré en tête du classement des banques d’affaires étrangères les plus actives. Juste derrière les géants de Wall Street et loin devant leurs rivales japonaises et australiennes.
«L’Asie est l’endroit au monde le plus riche en commissions dans le domaine des fusions et acquisitions pour les grandes banques d’investissement étrangères. Et la Chine est la mère de tous ces marchés. Ceci explique pourquoi Credit Suisse First Boston était si désespéré de voir son nom effacé de la liste noire de Pékin après avoir entretenu des rapports trop étroits avec Taiwan», observe Richard Kelly.
Coup de pouce américain
Et le directeur des fusions et acquisitions chez JP Morgan à Hong Kong de préciser que «la banque suisse a réussi à amadouer les autorités chinoises grâce à l’intervention du secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill».
Pour la période comprise entre janvier et août 2001, UBS Warburg et Credit Suisse First Boston occupent respectivement le sixième et le septième rang au hit-parade des banques étrangères qui ont réalisé le plus grand nombre de fusions et acquisitions. La première s’arroge, en valeur, 13,1% de ce marché, la deuxième 6,8%.
Georges Baumgartner, Tokyo
Coup de pouce américain
Et le directeur des fusions et acquisitions chez JP Morgan à Hong Kong de préciser que «la banque suisse a réussi à amadouer les autorités chinoises grâce à l’intervention du secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill».
Pour la période comprise entre janvier et août 2001, UBS Warburg et Credit Suisse First Boston occupent respectivement le sixième et le septième rang au hit-parade des banques étrangères qui ont réalisé le plus grand nombre de fusions et acquisitions. La première s’arroge, en valeur, 13,1% de ce marché, la deuxième 6,8%.
Georges Baumgartner, Tokyo
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