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Votations fédérales: attention aux effets sur le prix de l’essence!

Moritz Leuenberger s'attaque aux arguments du Vorort. Keystone

Moritz Leuenberger a lancé samedi cette mise en garde: si les taxes vertes soumises au peuple le 24 septembre devaient être rejetées, «il faudra recourir à la taxe sur le CO2»... ce qui fera grimper le prix de l'essence de 50 ct.

Dans une interview publiée samedi dans la «Tribune de Genève» et dans «24 Heures», le ministre suisse de l’Environnement et de l’Energie s’en prend aux arguments avancés par les dirigeants de l’économie dans la campagne de votation. Celui-ci rejette les taxes énergétiques soumises au vote, en soulignant l’attrait de la législation adoptée par le Parlement sur la taxe sur le CO2.

Par comparaison, l’introduction de la taxe d’encouragement de 0,3 ct par kWh engendrerait une augmentation du prix du litre d’essence de 2,7 ct, selon les données de l’Office fédéral de l’énergie.

La hausse serait de 18 ct par litre, si la taxe incitative était fixée à son maximum de 2 ct par kWh. Il est en outre prévu que cette dernière soit rétrocédée à la population, comme la taxe sur le CO2.

«Si on refuse les deux taxes soumises au vote le 24 septembre, la redevance sur le CO2 viendra à coup sûr, même si le secret espoir du Vorort est de la rendre inoffensive», déclare M. Leuenberger.

La loi sur la taxe sur le CO2 prévoit que le Conseil fédéral pourra introduire une taxe, mais pas avant 2004 et seulement après que le Parlement s’est prononcé sur le montant. La hausse de 50 ct du litre d’essence correspond au prélèvement maximum de la taxe sur le CO2 fixé dans la loi.

Le chef du Département fédéral de l’environnement et de l’énergie rappelle que la Suisse s’est engagée sur le plan international à réduire de 10 pour cent les émissions de CO2 d’ici 2010, par rapport à 1990. Selon lui, les efforts librement consentis par l’économie ne suffiront pas, en raison d’un accroissement de la consommation due à la conjoncture.

«Il ne fait aucun doute que si un triple non sort des urnes le 24 septembre, la position de l’énergie nucléaire en sortira renforcée», ajoute M. Leuenberger (ndlr: la taxe sur le CO2 ne touche pas le nucléaire). Or, «au sein du Vorort, l’industrie nucléaire joue un rôle prépondérant», selon lui.

Moritz Leuenberger relève enfin que les diverses taxes ne seront pas cumulées. Si la taxe incitative de maximum 2 ct par kWh était acceptée, on pourrait «renoncer à la taxe sur le CO2». La taxe d’encouragement des énergies renouvelables de 0,3 ct par kWh sera remplacée par la taxe incitative, dès l’entrée en vigueur de cette dernière.

swissinfo avec les agences

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