Une milliardaire hongkongaise est venue défendre à Genève l'action de l'exécutif dirigé par Carrie Lam. Mercredi devant le Conseil des droits de l'homme, Pansy Ho a demandé aux "protestataires radicaux" d'arrêter de prendre en otages les citoyens ordinaires de l'île.

Ceux-ci "sont les victimes les plus touchées", a affirmé devant les Etats membres de l'ONU Mme Ho qui s'est exprimée comme présidente de la Fédération des femmes hongkongaises. Elle s'est félicitée de l'inquiétude de la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet sur l'augmentation des violences perpétrées par certains manifestants.

En revanche, elle ne condamne pas la répression policière. La justice devra établir si les forces de sécurité ont fait valoir leur "droit à protéger" la population avec mode adapté, a-t-elle affirmé plus tard devant les correspondants accrédités à l'ONU à Genève.

Elle défend aussi le projet de loi d'extradition auquel Carrie Lam a renoncé la semaine dernière après plusieurs mois de protestations. Selon elle, ce dispositif garantissait que l'Etat de droit s'appliquerait à tout citoyen avant un éventuel acheminement en Chine. Elle en fait même le meilleur moyen de maintenir l'autonomie hongkongaise.

Mme Ho, qui pèse 4,3 milliards de dollars, déplore la "prise d'otages" de millions de citoyens par certains manifestants et les "perturbations" économiques dont fait l'objet la région. "Je me sens réprimée", dit-elle. Des centaines de petites entreprises ont été contraintes de fermer, ajoute-t-elle.

Même si elle est venue comme représentante de la société civile devant le Conseil des droits de l'homme, elle se désolidarise des demandes des protestataires. Elle leur demande de "s'asseoir" et de "discuter". Selon elle, l'ONU peut contribuer à résoudre cette situation dans la région.

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