JPMorgan Chase surpasse les attentes au second trimestre
La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé mardi des résultats pour le deuxième trimestre ayant largement dépassé les attentes, marqués par des records "dans toutes les branches", en particulier la banque d'affaires et les activités de marché.
(Keystone-ATS) «Ces résultats sont le produit d’un environnement particulièrement favorable avec un niveau élevé d’activité sur les marchés», a notamment expliqué Jamie Dimon, PDG du groupe, cité dans un communiqué, signalant que la banque d’affaires et d’investissement (+27%) avait eu des «performances bien supérieures à nos prévisions».
Les commissions perçues dans la seule banque d’investissements ont bondi de 30%, pour atteindre un record depuis 2021.
Le trimestre a notamment vu la plus importante introduction en Bourse de l’histoire planétaire – SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars le 12 juin -, pour laquelle JPMorgan a joué un rôle de premier plan.
Les produits de marché (+35%) ont profité d’une activité élevée de la part de la clientèle, d’une bonne performance du courtage et d’une demande pérenne dans les émissions d’actions, a expliqué la banque.
Elle a également engrangé un gain net exceptionnel de 4,6 milliards, lié à la vente d’actions de l’émetteur de cartes de crédit Visa.
Entre avril et juin, l’établissement a réalisé un chiffre d’affaires de 57,35 milliards (+28% sur un an) et un bénéfice net de 21,55 milliards (+41%).
Le consensus des analystes de Factset attendait respectivement 51,09 et 16,16 milliards.
Rapporté par action et hors éléments exceptionnels – variable privilégiée par les marchés -, le bénéfice net ressort à 6,14 dollars contre 4,98 dollars un an plus tôt. Les analystes avaient anticipé 5,49 dollars.
«Les performances ont été solides à travers l’ensemble du groupe et le chiffre d’affaires a battu des records dans toutes les branches», a souligné M. Dimon.
A noter dans la gestion de fortune un record de près de 44’000 primo-investisseurs.
Les actifs sous gestion ont bénéficié de l’environnement favorable avec un flux net de 50 milliards de dollars sur le trimestre, permettant à la banque de dépasser le seuil de 5.000 milliards de dollars au total.
Concernant le contexte général, M. Dimon a relevé que l’économie américaine «faisait preuve d’une résilience notable cette année, avec des investissements d’entreprises et des recrutements supérieurs».
«Cette force est soutenue par plusieurs facteurs positifs, y compris le capital-investissement stimulé par l’intelligence artificielle, des incitations fiscales et l’avantage d’une réglementation plus efficace», a poursuivi celui qui est considéré comme l’un des dirigeants les plus influents au monde.
Il a néanmoins prévenu de «plusieurs risques évoluant sous la surface tels des plaques tectoniques», faisant référence «aux tensions géopolitiques et aux guerres, à une inflation tenace, aux importants déficits budgétaires dans le monde et au niveau élevé des prix des actifs».
«Nous ne pouvons prédire leur évolution (…) mais elles pourraient provoquer des perturbations importantes si elles devaient bouger ou se percuter», a-t-il poursuivi dans sa métaphore géologique.