Kazakhstan: cinquante-six pays se réunissent pour relancer l’OSCE
(Keystone-ATS) Astana – Le premier sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE) depuis 1999 s’est ouvert mercredi au Kazakhstan. Objectif: relancer la coopération entre les 56 pays membres. Parmi eux, la Suisse, représentée à Astana par la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey.
«Ce sommet est le signe de la renaissance de l’OSCE», a estimé le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev. Il a appelé à la création d’un «espace de sécurité commun bordé par quatre océans, l’Atlantique, le Pacifique, l’Arctique et l’Indien». Les principales menaces pour la sécurité européenne sont hors d’Europe, a-t-il estimé, citant en particulier l’Afghanistan.
Les dirigeants des Etats membres et d’organisations internationales ont ensuite tous appelé à une réforme d’ampleur de l’OSCE. Cette organisation avait été fondée durant la guerre froide afin de favoriser le dialogue entre les blocs. Mais elle a perdu de son autorité depuis.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a estimé que «le moment était venu d’agir» pour véritablement travailler au développement de la paix et des droits humains. Le secrétaire général de l’OSCE Marc Perrin de Brichambaut lui a fait écho, notant «le manque de confiance» et la «défaillance de volonté commune» chez les Etats membres.
Nouvelle architecture de la sécuritéEt le président russe, Dmitri Medvedev de renchérir: «Il faut moderniser l’OSCE, le style et la forme de son action. En effet, l’organisation a commencé à perdre de son potentiel, il faut le dire ouvertement», a-t-il déclaré. M. Medvedev a aussi rappelé son souhait de créer une nouvelle architecture de la sécurité en Europe.
Ennemi juré du président russe, le chef de l’Etat géorgien Mikheïl Saakachvili a fait le déplacement à Astana, tout comme le Premier ministre français François Fillon, la chancelière allemande Angela Merkel, le président afghan Hamid Karzaï et la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.